ARIA
» le soleil s'en va chez lui du cdté du couchant; les 7^ pieds d'un homme mort reposent vers le levant. »
— Regarde bien, etc.
« La neige remplit toutes les vallées; c'est le cou- » rage qui est le plus splendide vétegnent dans la D salle du trône ; le tonnerre appelle plus haut que la )> grue ne pept, et les anges sont plus blancs que le » cygne, b — Regarde bien, etc.
a Le vanneau porte sa barbe sur son dos; l'ours » a son nez sous le menton ; le péché est plus noir en- D core que la barre d'un verrou, et la pensée plus » rapide qu'un chevreuil. » — Regarde bien, etc.
c La (^lace fait le plus large des ponts; le cra- » paud est ce qui répugne le plus au regard de ]> l'homme; le plus haut chemin mène au paradis; » c'est sous terre qu'on boit le plus froid breuvage. »
— Regarde bien, etc.
a Telle que je te l'ai donnée, tu*as maintenant la j> juste réponse. — Ëh bien, j'ai toute confiance en D toi I Indique-moi où je puis trouver beaucoup de j^ combattants, i^ — Regarde bien^ etc.
« C'est à la Sonderburg qu'il te faut aller; là, D tu trouveras beaucoup de champions et de gens T) de chevalerie, qui peuvent fort bien se défendre v> dans le combat. — Regarde bien, etc.
» li cta de sa main un anneau d'or, un anneau qui pesait bien quinze livres d'or; alors, il le tendit au vieux berger^ parce qu'il avait pu lui indiquer les héros. — Regarde bien, etc.
» Et il entre à cheval dans le château, et il tue d'abord Randulf, puis ensuite Strandulf ; il tua le vaillant Ege Under, il tua Ege Karl, son frère; il frappait de droite, il frappait de gauche^ il frappait devant lui tous les ennemis. — Regarde bien, etc.
j» Messire Vonved remet son glaive dans le fourreau^ et songe à chevaucher plus loin encore. Là, dans la Marche sauvage, il rencontre un combattant, et celui-ci était des plus vigoureux. — Re- {;arde bien, etc.
« Dis-moi, noble chevalier, et réponds bien : Où n se tient le poisson dans les eaux? Où vous séf t-on jits meilleur vin? Et où boit Vidrich avec ses » combcttanls? i — Regarde bien, etc.
TAKÎA 309
« C'est dans Test que le poisson se tient dans les » eaux, c'est dans le nord qu'on boit le meilleur vin, » c'est à Halland que tu trouveras Vidricb avec ses » combattants, et maints bons compagnons. » — Regarde bien, etc.
» Yonved de son sein tire un anneau d'or, il la passe au bras du combattant : c Écoute, tu es le » dernier qui ait gagné de l'or de messire Yonved.» — Regarde bien, etc.
9 Messire Yonved arrive chevauchant devant la muraille crénelée^ il demande aux gardiens de le faire entrer; et, comme personne ne vient à lui, alors il saute par-dessus le mur. — Regarde bien, etc.
» n attache son cheval par la bride, puis il monte dans la grande salle du château ; tout de suite il s'assied au haut bout de la table, sans prononcer une parole. — Regarde bien, etc.
I II mangeait, il buvait, il se servait, sans en demander la permission au roi. « Jamais je ne suis » entré quelque part où il y eût autant de langues » maudites, j» — Regarde bien, etc.
3lû ALLEMANDS ET ^RANi^Alâ
i> Le roi dit à ses combattants : a II faut attacher » ce maître fou; si vous ne liez pas ferme cet hôte » étranger, vous ne savez pas me servir comme je D Tentends. » — Regarde bien, etc.
« Prends en cinq', prends en vingt si tu veux, et ]» surtout viens toi-même commencer le jeu, iSIs de ]» catini c'est ainsi que jeté nomme, à moins que tu • ne m'attaches. ]» — Regarde bien, etc.
« Le roi Esmer, mon cher père, et ma mère, la ]» fière Adeline, m'ont fait sévèrement défense de ]» dépenser mon or avec un coquin. » -^ Regarde bien, etc.
« Si le roi Esmer est ton père, et ta mère, dame i> Adeline, alors tu es messire Yonved, un beau » combattant, et, en outre, le fils de ma plus chère » sœur. ]» — Regarde bien, etc.
« Mesiire Yonved, si tu veux rester chez moi, 9 gloire et honneur seront pour toi, et, si tu veux ]> courir le pays, sur toi veilleront mes chevaliers. » — Regarde bien, etc.
< Et pour toi mon or sera épargné pour le mo-
"b ment où tu voudras rentrer en ton pays. j> Mais il ne yent rien de tout cela, il ne songe qu'à retourner auprès de sa mère. — Regarde bien, etc.
2) Messire Vonved chevauchait sur son chemin; il était si triste et si chagrin! £t^ quand il arriva chevauchant près du château, douze magiciennes se trouvaient là. — Regarde bien, etc.
]> Elles étaient là devant lui avec quenouilles et fuseaux; elles le frappèrent sur sa jambe blanche; messire Vonved tourne rapidement avec son cheval, et les tue les douze à la file. — Regarde bien, etc.
Tt II tue les magiciennes, — c'est là tout ce qu'elles eurent de lui. Sa mère jouit du même bonheur, il la met en cinq mille morceaux. — Regarde bien, etc.
» Alors, il entre dans la salle, il boit le vin limpide; puis il joue si longtemps de sa harpe d'or, que toutes les cordes sautent en deux. — Regarde bien, messire Vonved ! regarde I »
EÉFOBME DES PRISONS
ET