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LE « DOCTEUR DIEU

{Prendre l'allocution XXXIX, pour les travailleurs mllectuels, page 225. Arrivé à la parenthèse de le, ig& 228, on continuera ainsi) :

Par surcroît, vous trouverez une aide de plus, onsieur, dans l'art si utile auquel vous voub es consacré. Vous êtes médecin : vous exerces tte profession qu'a honorée Notre- Seigneur en

comparant lui-même à un médecin. Alors l'on lui reprochait de parler à des pécheurs, il pondait : « Ce ne sont pas les bien portants li ont besoin du médecin, ce sont les malades : isi je ne suis pas venu prêcher les justes, mtais

fvécheurs (2). » C'est aussi parmi vos Goures qu'il choisit un de ses quatre évangélistes, int Luc (3). C'est enfin à votre art qu'il emunta un de ses sacrements, instituant la Péni-

l) Ou, en modifiant quelques mots, pour un pharmacien i) S. Matthieu, IX, 12-13.

î) Colossiens, iv, 14

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tence comme le remède aux maladies de la vi« surnaturelle. Cela apparente un peu nos profes sions respectives : ne dit-on pas que le médecii est parfois un confesseur? ne dit-on pas que h prêtre est le médecin des âmes? Ne sommes-nou: pas, vous comme nous, de nuit comme de jour au service perpétuel de ceux qui ont besoin di notre ministère? c'est que nous sommes, vou; et nous, les collaborateurs et les auxiliaires de c< Docteur incomparable, que l'on a si bien nomm» « le Docteur Dieu (i) ; » — c'est qu'il y a tout* une pharmacopée dans la nature, qu'il «st di devoir du médecin de découvrir et d'ordonner et du devoir du pharmacien de composer et di distribuer ; — c'est qu'il 'y a, étagée au-dessus d» la vie naturelle, une vie de l'âme, qui a, ell< aussi, ses maladies et ses remèdes, qu'il est di devoir du prêtre d'appliquer.

De tout cela il résulte que le vrai médecin es un homme de devoir : voilà pourquoi je vous a parlé avec confiance des devoirs qui deviennen aujourd'hui les vôtres, ou qui le seront dans ui avenir prochain. Le devoir de l'éducation, eil particulier, suppose une surveillance de tous le instants, une foule de petites choses. Or, vous sa vez, par habitude professionnelle, l'importanc» des « petites choses »!... Quelques grammes d< trop dans un remède, et, au lieu de sauver, i

<l) Henri Laredan, Le Duel.

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tue. Il faut ainsi doser toutes choses : doser l'autorité, pour qu'elle ne devienne pas la tyrannie, — doser la bonté, pour qu'elle ne devienne pas la faiblesse, — doser l'économie, pour qu'elle ne devienne pas l'avarice, — doser la dépense, pour qu'elle ne devienne pas la prodigalité, — doser les joies de la terre, pour qu'elles ne tuent pas dans leur germe les joies que Dieu nous destine au ciel.

Oui, en vérité, votre honorable et bienfaisante profession vous fut un excellent apprentissage aux devoirs que vous embrassez aujourd'hui 1...

(Reprendre, page 228, après la parenthèse : Il est temps de vous laisser la parole, etc.)

Pour un artiste (peintre ou sculpteur.)

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