‹ Aloïse (volume 2)Chapitre 11 sur 23 · LB COMBAT · texte numérisé non relu

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toiirés par les combattans, pressés, serrés, sont forcés de se lâcher, et le flot des soldats les sépare. — Saisir un cheval par la bride, monter dessus, et courir aii galop à \a tète de ses lanciers, ce fut pour le comte de Toni Taliaire d*un moment.

Sa présence rend prP gque la victoire à ses soldats, qui pliaient "de toutes parts. Le chevalier Guiscard esc forcé de reculer; mais du geste et de la Voix animant les siens, ils s'élancent plus te\-,ibles et repoussent les lanciersbien loin devant eux.

Ceux-ci , attaqués d'i'n coté par le duc de Normandie, de l'autrt oar le chevalier ,Guiscarf'^^ ayant le désavan' .-e de la position, soutiennent une lutte inég;/».-, quoique le courage et le nombre soient k neti près les mêmes de part et d'autre. Il faut à la fin qu'ils succombent ; il n'en est pas lui qui l'ignore, mais pas un non plus qui "veuille demander mcrriv; ils ne peuvent se soumettre à un ennemi qu'ils abhorrent; ils tomberont tous, qu'importe b ils seront enscvclw . dans le sang qu'ils auront versé.

Le comte cîe Te )ni ( st partout, il.s^'nïblf , se multiplier; sonbra s ne se lasse pus cîe bap per;

il a cherché Giiiscard, ils n'ont encore pu que se menacer des yeux et dans un regard se dire toute la haine qu'ils se portent; on croirait qu'avant d'en venir aux mains il faut qu'ils aient essayé leur colère sur des viclimes moins illustres.

Guillaume continuait à s'avancer , gagnant peu à peu du terrain ; il voyait Guiscard s'avancer également, et le comte de Toni resserré de plus en plus dans le cercle qu'ils formaient autour de lui. La terre était jonchée de débris, on combattait sur des cadavres.

Oh! quand la mort ensanglantée prortiène ses terribles ravages dans tous les rangs, que le cliquetis du fer, la voix des chefs, les cris des mourans se confondent avec les charges de cavalerie , le bruit des clairons , il règne dans tous les cœurs une ivresse que l'homme brave ressent avec transport et qui du lâche fit quelquefois un héros de circonstance. Qu'alors un coup mortel vienne atteindre le guerrier, il tombe sans penser qu'il ne se relèvera plus; sans regrets, snns douleur, il meurt avec toute sa vie. — Les soldats du conUe Roger sont accablés,' leur nombre diminue; à droite, à gauche, devant, derrière,

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