‹ Aloïse (volume 2)Chapitre 21 sur 23 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

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Le soir de cette journée , le chAtcan de Ferlead était resplendissant de lumières; ses fenêtres brillaient au milieu des murs noircis, comme les étoiles sui- la voiitedu ciel pendant une nuit sombic d'hiver; les cours retentissaient de cris de joie; les serviteurs et les soldats s'embrassaient en se félicitant , et le vin qui était répandu avec profusion ajoutait encore sa gaîté aux démonstrations d'tMi plaisir si bruyant.

Dans les jaidir.s, Aloïse et Mathild»' claitMit assises sui urj Iianc de f;a£on. Depuis loug-

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temps c'était leur place accoutumée : la veille encore elles y étaient venues respirer la tiède chaleur d'une soirée d'été; mais aujourd'hui quelque chose de plus réel, de plus positif avait remplacé les vagues rêveries auxquelles leur jeune imagination s'abandonnait avec volupté.

Le regard plein d'un indéfinissable bonheur, deux chevaliers se tenaient debout devant elles, et la conversation avait cet intérêt puissant que lui donne une absence prolongée, et dont la cause remonte à un événement extraordinaire.

— Eh bien! mon frère, tu vas donc nous dire cette histoire. Écoute bien , Aloïse ; chevalier Guiscard , asseyez-vous près de moi.

La narration commença.

« Après le duel inévitable , dit Wilfrid , comme nous étions tombés sans vie, les vieilles de la chaumière enlevèrent le corps du chevalier et le mien ; elles nous croyaient bien morts. Mais quand elles nous eurent conduits à leur demeure, au milieu des rochers, et qu'elles voulurent commencer leurs opéralions, — c'était ])ar moi quelles commenraJent , il s'agissait seulement de me couper la

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