‹ AloïseChapitre 12 sur 24 · AX.0Î8B · texte numérisé non relu

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depuis le lever du soleil ; travaillons à déraciner la montagne d'iniquité!.. Voyez, elle commence à s'ébranler ! Quand elle sera déracinée de ses fondemens, le monde retrouvera son innocence, et Satan sera anéanti, car voilà sa demeure , et cette demeure je vais la détruire.

Les gouttes de sueur roulaient Sur son front , sa poitrine se levait et s'abaissait haletante. — Il se remit à l'ouvrage avec une désespérante intrépidité ; ses regards semblaient dévorer les quatre pierres molles de l'Eglise.

L'étonnement d'Anguerrand et d'Éthelred était mêlé à un sentiment indéfinissable de douleur et de dégoût. Le spectacle de ces misères humaines les fatiguait, car à ces misères pas de remèdes; la pitié est là inutile à ceux qui la font naître.

L'abbé de Saint-Évroud avait voulu qu'une grande liberté fût accordée à leurs fantaisies. On ne refusait rien aux caprices de ces fous de dévotion. Deux frères veillaient sur eux, non pour les contrarier , mais pour prévenir les accidens qui auraient pu suivre le délire et leur donner les soins qui alors devenaient nécessaires.

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