‹ Alphonse de LamartineChapitre 19 sur 33 · RICE · texte numérisé non relu

RICE

« Dans les derniers jours de l'automne qui vient de finir!, j’allai assister seul aux vendanges d'octobre, dans le petit village du Mâconnais où je suis né. Pendant que les bandes de joyeux vendangeurs se répon-

daïent d’une colline à l’autre par ces cris

de joie prolongés qui sont les actions de grâce de l’homme au sillon qui le nourrit ou qui l’abreuve, pendant que les sentiers

. rocaïlleux du village retentissaient sous le gémissement des roues qui rapportaient,

au pas lent des bœufs couronnés de sar- . ments en feuilles, les grappes rouges aux … pressoirs, je me couchai sur l'herbe, à l'ombre de la maison de mon père, en regar-

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dant les fenêtres fermées, et je pensai aux jours d’autrefois.

Ce fut ainsi que ce chant me monta du cœur aux lèvres, et que j'en écrivis les strophes au crayon sur les marges d'un vieux Pétrarque in folio, où je les reprends pour les donner aux lecteurs... »

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