IV PRÉFACE
elle offre aux regards des hommes efféminés l'étonnant spectacle de la pénitence et du renoncement ; et les grandes expiations des anachorètes deviennent la plus foudroyante protestation contre le vice et la volupté.
Tous les peuples, tour à tour, sont venus se régénérer dans la doctrine du divin législateur, et, s'il est, aux extrémités du monde, des populations qui ne songent pas à goûter le bienfait des enseignemens de la croix , la Religion pense à ces nations déshéritées : elle vole et les invite à venir s'asseoir au banquet de la famille universelle. Qui pourrait redire les prodiges des François-Xavier et de tant d'illustres apôtres, héroïques messagers du ciel , qui ont scellé, de leur propre sang, les éternels monumens de la charité chrétienne.
Qui peut aujourd'hui contester les biens immenses répandus sur toute la terre par l'évangile, par la sagesse de ses lois, l'action de sa morale pure, et la sainteté de ses dogmes?
Ouvrez les annales du monde. Partout où règne un vice, la Religion place une vertu qui le combat. Elle oppose la douceur à la barbarie, la liberté à l'esclavage , la pénitence à la mollesse, la bienfaisance et l'amour à la haine, la vérité à l'erreur , le droit à la force , la morale à la corruption.
Aujourd'hui , en regard de l'égoïsme et de l'ambition, elle place l'angélique dévouement de la sœur de charité ou du frère des écoles chrétiennes.