LIVRE TROISIÈME
||mK a ns se livrer à un inutile décourage-
'x^^ment , sans raisonner sur la nature des L actes auxquels il était obligé de se soumettre , M. de Sl.-IIilaire songea à redoubler de zèle pour l'instruction des trois élèves qu'on lui avait permis de garder ; et ces trois élèves se montraient chaque jour plus dignes de ses soins par leur modeste confiance.
Une noble et louchante douceur , une sainte et entière soumission devinrent la base des relations qui se fortifièrent dans celte société réduite à un si petit nombre.
M. de St.-IIilaire étendit de plus en plus les études de ses élèves , sans changer la simplicité de sa méthode. Il ne se proposait pas de faire des pédans remplis d'eux-mêmes et bouffis d'orgueil ; il voulait former des hommes vertueux et soliJement instruits.
La Providence , qui tire le bien du mal , trouva , dans ce déplorable événement , un moyen d'arriver à l'accomplissement de ses miséricordieux desseins. Les soins du bon pasteur, exclusivement donnés à trois élèves d'une haute intelligence , durent répandre par torrents dans