‹ Altérations et Conservation Des Médicaments Chimiques et GaléniquesChapitre 20 sur 37 · OR · texte numérisé non relu

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« (b À ajouter au chloroforme pur un millième de son « poids d'alcool éthylique pur et absolu. »

L. ALzaix (1) à constaté qu'après quatre mois d'exposition à l'air et à la lumière solaire, du chloroforme chimiquement pur, saturé de soufre, ne subissait aucune décomposition appréciable aux réactifs généralement employés pour constater la pureté du chloroforme, et provoquait chez l’homme et chez les animaux une anesthésie normale et sans accidents. A la lumière diffuse, du chloroforme pur, additionné de son poids de soufre, se conservait indéfiniment, même en présence d’un grand excès d'oxygène.

Le Codex indique, comme chloroforme anesthésique, du chloroforme pur additionné de 5 millièmes en poids d’aleool éthylique absolu. Il recommande « de le renfermer dans des flacons de petite capacité, en verre coloré, entièrement remplis, bien bouchés, que l’on place dans un endroit frais et à l'abri de la lumière ».

Il nous parait qu'il devrait être indiqué de boucher à l’'émeri les flacons contenant du chloroforme. En effet, le liège n’altère pas le chloroforme, mais il lui cède peu à peu des produits susceptibles de se colorer au contact de l'acide sulfurique, de telle sorte que les conclusions qu'on peut tirer de l'essai du chloroforme par ce dernier réactif demeurent ensuite incertaines. Comme, d'autre part, le bouchage à l'émeri s'oppose d’une manière insuffisante à l'évaporation du chloroforme, il y aurait lieu, quan‘ on emploie de petits flacons, de luter ces derniers avec de la gélatine bichromatée.

.Le mieux, d’ailleurs, serait d’enfermer le médicament dans des ampoules de verre, scellées avec quelques précautions de manière à éviter, au moment de la fermeture, toute décomposition des vapeurs de chloroforme par la chaleur. Ainsi conseillent d'opérer Breteau et Woo (2), qui ont, en outre, imaginé de conserver le chloroforme en présence d'un réactif susceptible de déceler immédiatement son altération. Ce réactif est constitué par une petite rondelle de moelle de sureau

(1) Sur un moyen simple d’obvier à la décomposition du chloroforme à l’aide du soufre ; Journ. de Pharm. et de Chim , [6], IE, 252, 1895.

(2) Sur la conservation du chloroforme et sur un dispositif indicateur de son altération accidentelle; C. R. Ac. des Sciènces, CXLIHEF, 1193, 1906.

+ és

imprégnée de rouge Congo, matière colorante qui vire au bleu, sous l'influence des produits d’altération du chloroforme; ce dernier est conservé dans des ampoules de verre blanc. Les mêmes auteurs indiquent les substances suivantes comme pouvant être avantageusement utilisées pour la conservation du chloroforme, dans les mêmes conditions d'emploi que l'alcool absolu : essence de térébenthine, blanc üe baleine purifié,menthol, terpinéol, citronellol, géraniol, salicylates de méthyle etd'amyle, gaïacol, thymol, safrol, ionone, aldéhyde méthylprotocatéchique.

Bromoforme. — Scnoorz el vax DEN BERG (mémoire cité) ont étudié l’altération du bromoforme sous l'influence de l'air et de la lumière ; les produits qui se forment sont l’eau, l'oryde de carbone, Vanhydride carbonique, l'acide bromhydrique et le brome. Quand la proportion d'oxygène est insuffisante, il y a surtout formation d'oxyde de carbone et d'acide bromhydrique ; avec un excès d'oxygène, Foxydation est plus profonde, il se fait de l’anhydride carbonique et du brome : on peut admettre qu’il y a d'abord formation d'oxybromure de carbone, facilement dédoublable en brome et oxyde de

carbone :

CHBr3 + O = COBr? + HBr

COBr? — CO -+ 2Br.

La formation d’anhydride carbonique et d’eau pourrait

s’expliquer de la facon suivante :

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