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pour les solutions que pour le sel sec. La lumière agit en effet comme réductrice, de telle sorte que la portion acide du sel tend à s’oxyder aux dépens de la fraction basique ; il y a ainsi réduction en tartrate ferreux tandis qu'une partie de l'acide est détruite par oxydation.
L'acide citrique est inaltérable à l’air sec ; ses solutions aqueuses sont, comme celles d'acide tartrique, rapidement envahies par des moisissures. Le citrate de fer ammontiacal donne lieu aux mêmes observations que le tartrate ferricopotassique.
Le citrate de magnésie desséché du Codex doit être conservé au sec ; sa solution doit être préparée au moment du besoin, car, si elle est un peu concentrée, elle ne tarde pas à laisser cristalliser du citrate de magnésium hydraté à # molécules d’eau.
Le citrate d'argent et le lactate d'argent doivent être mis à l'abri de la te | ;
Le salicylate de soude, mème à l’état sec, brunit en présence de la lumière ; il donne ensuite des solutions colorées. Les solutions aqueuses doivent être préparées avec de l’eau distillée et doivent également être préservées de la lumière.
Le salicylate de lithium qui brunit à l'air et le salicylate de bismuth qui constitue un sel très peu stable doivent être conservés dans des flacons bouchés, en verre jaune,
La cantharidine, dont la volatilité rend le maniement assez dangereux, doit être conservée en flacons exactement clos.
Le santonine cristallisée se colore très rapidement en jaune sous l'influence de la lumière solaire. D’après les recherches de Ménu (Thèse citée), ilne semblerait pas se produire autre chose qu'une modification de couleur.
Cependant, quand on expose au soleil une dissolution acétique de santonine, celle-ci se transforme par fixation de deux molécules d'eau en acide photosantonique, et, moins abondamment, en acide isophotosantonique. En exposant de même au soleil une solution alcoolique de santonine, ce sont les éthers éthyliques correspondants qui se forment, l’éther
photosantonique encore appelé photosantonide et: l'éther isophotosantonique.
SU? ee
Alcalis organiques, alcaloïdes.
L'aniline, utilisée comme réactif, brunit rapidement à l'air et à la lumière quand elle n’est pas complètement pure ; il faut alors la redistiller.
L'iodot ou tétraiodopyrrot est altéré par la lumière avec mise en liberté d’iode.
La pipérazine officinale, anhydre, n’est pas stable à Pair dont elle absorbe rapidement l'humidité et l’anhydride earbonique. Au contraire, son hydrate à six molécules d’eau est inaltérable ; c'est donc l'emploi de l’hydrate de pipérazine qu'il y aurait lieu de préférer, dans la pratique pharmaceutique, à celui de la pipérazine elle-même (Moureu). |
Les alcaloïdes non oxygénés, à l'état libre, sont généralement très oxydables à l’air qui Les colore rapidement; telles sont surtout la cicutine et la nicotine. La spartéine est relativement plus stable que ces derniers. Par contre les ses des mêmes alcaloïdes peuvent être très stables; tels sont le bromhydrate de cicutine (1) et le sulfate de spartéine.
Parmi les alcaloides oxygénés, un grand nombre d’ailleurs soxydent également très rapidement à l’air et à la lumière; tels sont l’ergotinine, l'éserine, l'apomorphine. Les sels même de ces deux derniers sont peu stables, surtout en solution; les solutions des séls d’éserine se colorent en effet rapidement en rose, tandis que celles de chlorhydrate d'apomorphine deviennent vertes.
Sous l'influence de la lumière, la quinine et ses sels éprouvent des modifications susceptibles de se passer même dans les écorces de quinquina exposées au soleil. Les solutions acides sont moins altérables que les solutions de sels neutres et d’alcaloïde libre (2). C’est d’ailleurs un fait d'ordre général que les bases organiques sont généralement plus stables à l’état salifié qu'à l’état libre.
(4) Le bromhydrate de cicutine, en solution, est décomposé par la chaleur; aussi les solutions doivent-elles être préparées à froid. Relativement au chlorhydrate de cocaïne qui se conserve très bien quand il est pur, voir BRETEAU. — Sur un chlorhydrate de cocaïne ancien et altéré; Journ. de Pharm. et de Chim., [6], XXVIIX, 47%, 1906.
(2) Voir CHASTAING. — Thèse citée, 62-67,