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sables. Ces animaux peuvent d’ailleurs appartenir à des groupes zoologiques très variés. Ce sont généralement des êtres de petite taille qui sont le plus souvent apportés par les matières premières entrant dans la composition des médicaments, ou qu'on retrouve, pour la même raison, dans les poudres végétales simples ou composées.
On trouvera dansle Traité de pharmacognosie de Tscmiren(1) la nomenclature des divers animalcules qui envahissent ainsi les drogues simples et qui, par suite, peuvent se retrouver, à divers états de développement, dans les médicaments. Tels sont le Sitodrepa panicea, les Ptinus fur, P. latro et P. brunneus, le Lasioderma serricorne,le Coccotrypes dactyliperda, les Anthrenus scrophulariæ et A. varius, les Silvanus, le Tenebrio obscurus, le Calandra oryzæ, etc., etc., qui sont des insectes appartenant à des familles variées.
On trouve quelquefois des acariens dans les poudres végétales et même dans le miel et le sucre; il s’agit la plupart du temps d’espèces appartenant aux genres Tyroglyphus, Rhizoglyphus et Glyciphagus. Aïnsi le Glyciphagus domesticus est très commun dans la farine de lin.
On sait que les vinaigres, dans certaines circonstances défavorables de conservation, peuvent être envahis par un nématode qui a été justement désigné sous le nom d’Anguillula acett.
Quoi qu'il en soit, le di animal fournit la plus petite partie des êtres organisés qu’on rencontre généralement dans les médicaments.
Les végétaux qui nous intéressent à ce même point de vue sont tous des Cryptogames se rattachant aux grands groupes des Champignons et des Algues.
Il suffit de se rappeler que tous les principes UNE actuellement connus peuvent entrer dans la composition des médicaments, pour concevoir immédiatement que ces derniers pourront être le siège de toutes les fermentations connues. Si celles-ci devaient être toutes passées en revue, c’est la totalité de la microbiologie (2), dans le sens le plus large du
mot, qu’il nous faudrait exposer; je me garderai bien de me
(1) Handbuch der Pharmakognosie, 378, Leipzig, 1909. "4 (2) Il faut donner ici à ce mot le sens que lui a attribué DUGLAUX,
laisser entrainer dans une telle description de faits, dont les plus saillants sont exposés dans des Traités spéciaux (1), et dont l'étude, d’ailleurs, loin d’être épuisée, se continue chaque jour sans interruption.
La nature végétale de certaines altérations médicamenteuses est connue depuis longtemps.
Déjà, en 1832, Brasorerro décrivait un certain nombre d'organismes qu'il avait observés soit dans les eaux distüllées, soit dans différents liquides pharmaceutiques, solutions, mixtures et infusions, et qu'il considérait, à tort d’ailleurs, comme des algues, appartenant notamment au genre Hygrocrocis.
L'étude des organismes végétaux qu'on rencontre plus spécialement dans les solutions médicamenteuses a fait l’objet de plusieurs travaux d'ensemble parmi lesquels nous devons mentionner, comme rentrant plus spécialement dans le cadre de notre sujet, ceux de Barxouvin (2) et de Gukquex (3).
C'est au cours de l’étude particulière des altérations que subissent les divers groupes de médicaments qu'il sera indiqué de mentionner les organismes destructeurs de ces médicaments et de faire connaitre le mécanisme de leur action ; ainsi, en étudiant les altérations des sirops, on envisagera les modifications déterminées dans ces médicaments par le développement des microorganismes de la fermentation alcoolique. Pour le moment, il suffit de faire remarquer la complexité des altérations qui peuvent se produire dans les médicaments, du fait du développement d'un organisme même inférieur, qui prend au substratum les substances nuiritives propres à l'élaboration de sa matière vivante et qui, d'autre part, rejette dans le milieu qui l'entoure les
produits de désassimilation résultant de son métabolisme vital.
. (1) Voir en particulier : E. DUCLAUX, — Traité de microbiologie, 1897-1901, aris.
(2) Organismes des hydrolats et des solutés; Thèse pharm. sup., Paris, (3) Recherches sur les organismes mycéliens des solutions pharmaceu-
tiques. Etudes biologiques sur le Penicillium glaucum; Thèse doct. Univ. @Pharm.), Paris, 1899.
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