‹ Alzire, tragédie;Chapitre 20 sur 50 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Mânes (in mon ;ini ml, j'ai donc Irahi ma foi!

(l'en «'Si lail, el (iusmoii rC-gntî à jamais sur moi'!

L'Océan, qui s'c'-lève entre nus liémisphères,

A (jonc mis eiitri* nous (l'inipuissaiitts harrièros';

Je suis à lui, l'aulel a donc rcru nos vœux,

Kt déjà nosser.'nents sont écrits dans les deux!

C) loi (jui me poursuis, ombre ciiére et sanglante,

A mes sens désolés omi)re à jamais pré^ente,

(^her amant, si nies pleurs, mon iroiihle, mes remords,

l'euveni percer la i()ud)e, et passer (lu/, les morls ;

Si le pouvoir d'un Dieu fait sur\ivre à sa cendre

(let esprit d'un héros, ce cœur lidéle et tendre,

(/«•Ile âme (jui m'aima jusqu'au dernier soupir.

Pardonne àcelJiynicn où j'ai |)U consentir^!

1 ■« C'était une rmiiveuulé bien hart^i^ que de marier Alzirc au troisième acte avec (Wismuii qu'elle al)h<irre, ei tl'ôler par lu luul espoir il Zaïiiiire pour i|ui le spectuieur n'mleresse. Aussi ce monolègue l'XciUi-l-il k lu (ireiuiére représentation une espèce .te murmure. On no pouvait deviner les ressources du génie. Mais quand l'n enl«;ndii la sc^iie de Zamoie avec Aliire, la aulle retentit d'ucclauiulions. » ( L<i Harpe, i

'i Ce lHiigU|;e puiAil liop pompeux diimt la houclie d'Alzire hu ileHVHpoii Voliaiio lit- s'en soucie pan et songe à lutter contre Horace, qui h dit. liv. I , ode m :

Naquicqiiam >leiii abseldli thrudenii Ooeniiu ai*ii<>eiabill T«rriu.

S «r Où j'ai pu constiiilir. » (^ù e.>i pris liuns le sens d'duçiM/ selon l'usu^'e do ni'S vieux aiili uis, suivi fiicoif au wir siècle jmr Mnli^rc suitoiil; et Souvent nit^iuu par Uaciiie; coninic, parciemple, dan» l)ihn)én\e. ad. II! , se. v :

VoUi «loBO «ri bjiiiau uu J'4tali dMtinéa I

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11 fallait m'immoler aux volontés d'un père, Au bien de mes sujets, dont je me sens la inèref A tant de malheureux, aux larmes des vaincus. Au soin de l'univers, hélas! où tu n'es pJus. Zamore, laisse en paix mon âme déchirée Suivre l'affreux devoir où les cieux m'ont livrée; Souffre un joug imposé par la nécessité; Permets ces nœuds cruels, ils m'ont assez coûté.

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