USI1AN
A plaindre? lui, mon père!
Ah ! (|u'on me plaigne ainsi, la mort me sera ch^re.
ALVAUF.7..
Quoi! vousjoi}?ncx encore à cet ardent courroux
I II osl (>vitletu (pie /c pri.r d« la victoire est là pjirce que votre victoire n'aurait pus s'.î.Tl n la rime.
*? Ce jeu de iiint-* sur cœur convifndrnil h peine dans ime o<iinedie. Doux vcra plus hus nous voyons ce mènio cœur opprime.
46 ALZIRE
La fureur des soupçons, ce tourment des jaloux 'î
GUSMAN
El VOUS condamneriez jusqu'à ma jalousie? Quoi ! ce juste transport dont mon âme est saisie. Ce triste sentiment, plein de honte et d'horreur, Si légitime en moi, trouve en vous un censeur! Vous voyez sans pitié ma douleur effrénée*!
ALVAREZ
Mêlez moins d'amertume à votre destinée; Alzire a des vertus, et, loin de les aigrir, Par des dehors pTus doux vous devez l'attendrir. Son cœur dè'ces climats conserve la rudesse, 11 résiste à la force, il cède à la souplesse. Et la douceur peut tout sur notre volonté \
gusman.
Moi, que je flatte encor l'orgueil de sa beauté? Que, sous un front serein déguisant mon outrage, A de nouveaux mépris ma bonté l'encourage* ? Ne devriez-vous pas, de mon honneur jaloux. Au lieu de le blâmer, partager mon courroux? J'ai déjà trop rougi d'épouser une esclave Qui m'ose dédaigner, qui me hait, qui me brave, Dont un autre à mes yeux possède encor le cœur*. Et que j'ainie, en un mot, pour comble de malheur.
i Gusman n'en est pas à soupçonner. Tout ce dialogue est bien faible.
2 Douleur effrénée est plus que négligé.
ô Ces liois vers sont mauvais; le rapport dn cœur d'Alzire au climat devrait s'étendre au vers suivant et il n'en est rien. La méiaphore est brusquement interrompue. Soup Z^sse est un mol impropre, et le poëie ajoute un vers parasite pour introduire celui de douceur, qui est le seul juste.
4 Ces vers reproduisent une idée déjà exprimée par Racine :
Ailes, en lai jurant que votre âme l'adore, A de nouveaux mépris l'encourager encore.
Andromaque, act. II. se. v.
5 Ce sentiment si cruel dans l'amour a inspiré des traits touchants à Corneille et à Racine ;
Faible soulagement d'un malheur sans remède I Pauline*, je verra! qu'un antre vous possède.
Polyeuete, act II, se. i..
Et cependant un autre Possédera ea effinr dont j'attirais les vœux.
Mithrid., act II, se. vi