AMANDINE, GABRIEL
amandine, à son frère.
Dis-moi; tu étais donc là quand il est venu?
Oui.
GABRIEL
Mon bête de cœur! il bat, je ne peux pas l'arrêter.
GABRIEL
Défaut d'habitude ; j'ai réglé le mien, il ne bat qu'au commandement.
Voyons, que sais-tu de lui?... a-t-il des parens en France î
GABRIEL
Il avait un oncle qui demeurait à Paris ; c'està-dire, il y demeure toujours puisqu'il y est enterré.
T'a-t-il parlé de moi souvent?
GABRIEL
Oui et non ; il m'a dit qu'il était amoureux fou d'une jeune fille, dont les beaux yeux l'avaient ensorcelé ; mais je ne me doutais pas que ce fût toi.
Tu ne sais rien de la position de sa famille?
GABRIEL
J'ai peur qu'il ne soit pas très à son aise.
Ah! tant mieux! c'est si bon de pouvoir dire à quelqu'un qu'on aime: Partageons... Ah! Tonne sait pas tout le plaisir qu'il y a à donner.
GABRIEL
Il y en a autant à recevoir.
Eh ! mon Dieu ! mais c'est aujourd'hui que doit s'ouvrir ce testament...
GABRIEL
Du défunt..;
Tiens, voici la lettre du notaire ; je l'ai prévenu que j'enverrais quelqu'un à ma place... vas-y.
GABRIEL
Moi?
Et soutiens les droits de ta sœur... Autant je me moquais de la richesse, autant je la désire maintenant, puisqu'elle doit contribuer au bonheur de tout ce que j'aime.
Je te souhaite des millions, dans l'intérêt général.
AMANDINE, seule.
Oh! me voilà donc heureuse! Ludovic, ma fortune deviendra la vôtre, vous me devrez tout.
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