‹ Amandine, vaudeville en deux actesChapitre 37 sur 45 · AMANDINE, GABRIEL · texte numérisé non relu

AMANDINE, GABRIEL

amandine, à son frère.

Dis-moi; tu étais donc là quand il est venu?

Oui.

GABRIEL

Mon bête de cœur! il bat, je ne peux pas l'arrêter.

GABRIEL

Défaut d'habitude ; j'ai réglé le mien, il ne bat qu'au commandement.

Voyons, que sais-tu de lui?... a-t-il des parens en France î

GABRIEL

Il avait un oncle qui demeurait à Paris ; c'està-dire, il y demeure toujours puisqu'il y est enterré.

T'a-t-il parlé de moi souvent?

GABRIEL

Oui et non ; il m'a dit qu'il était amoureux fou d'une jeune fille, dont les beaux yeux l'avaient ensorcelé ; mais je ne me doutais pas que ce fût toi.

Tu ne sais rien de la position de sa famille?

GABRIEL

J'ai peur qu'il ne soit pas très à son aise.

Ah! tant mieux! c'est si bon de pouvoir dire à quelqu'un qu'on aime: Partageons... Ah! Tonne sait pas tout le plaisir qu'il y a à donner.

GABRIEL

Il y en a autant à recevoir.

Eh ! mon Dieu ! mais c'est aujourd'hui que doit s'ouvrir ce testament...

GABRIEL

Du défunt..;

Tiens, voici la lettre du notaire ; je l'ai prévenu que j'enverrais quelqu'un à ma place... vas-y.

GABRIEL

Moi?

Et soutiens les droits de ta sœur... Autant je me moquais de la richesse, autant je la désire maintenant, puisqu'elle doit contribuer au bonheur de tout ce que j'aime.

Je te souhaite des millions, dans l'intérêt général.

AMANDINE, seule.

Oh! me voilà donc heureuse! Ludovic, ma fortune deviendra la vôtre, vous me devrez tout.

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