SCENE IX
CLAUDINE, VETHEUIL, DE RUYSEUX.
LE COMTE, f)alse ht mnin de Claudine.
Bonjour, chèi'e amie.
CLAUDINE, faisant les présentaiions. —
M. Georges Vétheuil... le comte de Ruyseux.
Saluts. Le comte tend la main à Georges.
LE COMTE, à Claudine. — Ça s'est bien passé votre petite fête?
CLAUDINE. — C'était charmant! les enfants se sont beaucoup amusés, les mamans aussi.
LE COMTE. — Voilà qui va bien.
CLAUDINE. — C'est Ravier qui faisait marcher le guignol. Il a été tout ce qu'il y a de plus drôle.
VÉTHEUIL. — Ah, c'est Ravier... ah!
CLAUDINE. - — Vous le conuaissez ?
VÉTHEUIL. — Un jeune homme qui dit des monologues et joue la comédie de salon. Qui ne connaît pas Ravier?
CLAUDINE. — Il est si amusaut. Il vous imitera n'importe quel acteur.
VÉTHEUIL. — En voilà un qui sait se rendre agréable dans une société. Il est odieux.
CLAUDINE. — Dieu ! Cjue vous êtes méchant !
LE COMTE. — Et Denise?
CLAUDINE. — Denise a fait les lionneui-s. Elle a été très maîtresse de maison, tout à fait pénétrée de son importance. Quelle drôle de petite bonne femme ! Voulez-vous que je vous dise le dernier mot de votre fille?
LE COMTE. — Si je le veux!
CLAUDINE. — Quand elle a été habillée, après déjeuner, elle est venue se faire voir et comme je m'extasiais : « Est-elle belle, madame, comme elle a une belle bobobe et de beaux veveux ! » elle ma dit : « Voyons p'tite mère, parle donc comme tout le monde : dis une robe, des cheveux... tu comprends, ça ne m'amuse plus, c'efet puéril. »
C'est extraordinaire!
tournant itr.< Vétheuil.
LE COMTE. — CLAUDINE, se
Huit ans !
VÉTHEUIL