LE COMTE
C'est effrayant !
Elii bien! moi, j'ai passé une partie de l'après-midi avec mon vieil ami, le marquis de Nezelles. 11 va ce soir à la répétition générale de Tunnhauser à l'Opéra.
CLAUDINE. — Il a de la chance... J'au-
rais bien aimé y aller... mais je ue vois jamais plus rien...
LE COMTE. — Vous lirez demain dans le Figaro une lettre que nous avons rédigée ensemble.
claxjdint:. — A quel propos?
LE COMTE. — A propos de l'incident du banquet du Savoy.
CLAUDINE. — Quel incident?
LE COMTE. — Mais si, vous savez bien... comme il y avait trop de convives, on a
sieiu-... je ne m'occupe pas de politique et, d'ailleurs, je serais plutôt anarchiste.
LE COMTE. — En ce cas nous pouvons nous entendre.
vÉTHEUiL. — Provisoirement du moins... (// se lève.) Madame, je vous demande la permission de me retirer, f/'oignée de main au comte.) Monsieur...
LE COMTE. — Au plaisir de vous revoir, monsieur, enchanté do vous avoir connu.
Claudine reconduit Véthcuil.
CLAUDINE. — M. Geouges Vltuelil.
fait deux tables, l'une présidée par Monseigneur et l'autre par le duc de Luynes, et il paraît que les gens de la table Luynes n'ont pas eu le même menu que ceux de la table d'Orléans. Alors certains journaux ont commenté la chose et ont commis une foule d'inexactitudes que nous avons relevées dans une lettre de rectifications... •ar il faut vous dire, monsieur, que je suis un vieux royaliste... Ça ne choque pas vos principes?...
VÉTHEUIL. — Oh! pas du tout, mon-