SCÈNE PREMIÈRE
VETHEUIL, DE SAMBRE
vÉTHEuiL. — Est-il bon votre cigare'?
SAJiBRÉ. — - Excellent, cher ami, tout à fait comme je les aime... un peu poivré.
VÉTHEUIL. — Qu'est-ce que vous voulez boire? Il y a ici quarante liqueurs.
SAMBRÉ. — Dieu vous bénisse! je vais prendre du kummel avec de la glace pilée. Oui, voici venir l'été... C'est le temps de boire des alcools glacés. Savez-vous faire les cocktails ?
VÉTHEUIL. — Ma foi... non.
SAMBRÉ. — Seigneur! Il faut apprendre. J'ai un de mes amis, un garçon très riche et qui aime boire ; il est allé en Amérique exprès pour apprendre à faire des cocktails ; il a pris des leçons pendant un an avec le bar-keeper du Hoffmann -
Le cabinet de travail de Vétheuîl. Grande table. Bibliothèque, ultérieur élégant et sérieux, mais sans somptuosité.
House à Xew-York, lui-même, a exercé et il a été bar-tender à la Nouvelle-Orléans, car vous savez que c'est dans la Louisiane que l'on fait les meilleurs cocktails.
VÉTHEUIL. — Non, je ne savais pas, mais je suis ravi de l'apprendre.
Un dqmestique entre.
LE DOMESTIQUE, te?}dant vne carte. — C'est un monsieur qui désire parler à monsieur
VÉTHEUIL. — Faites entrer.