‹ Ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inédits, avec treize planches hors texteChapitre 13 sur 135 · E. Lavisse, op. cit., p · texte numérisé non relu

E. Lavisse, op. cit., p

« se passe tous les jours ici, écrivait le 20 décem- « bre M. de Saint-Olon au marquis de Torcy t9 des « scènes nouvelles et si extraordinaires de la part « de notre ambassadeur qu'il n'yapas de patience, « si complaisante soit-elle, qu'elles ne mettent à « bout. 11 ne fait que nous reprocher, et sans occa- « sion, les grands dangers qu'il a essuyés pour « venir en France. 11 ne nous entretient que des « grandeurs de son maître et de la sienne propre. « Il reçoit indifféremment les honneurs qu'on lui « rend et dit qu'ils ne sont que très médiocres « tant en comparaison de ceux qu'on a toujours « rendus à ceux qui ont été en Perse de la part « du roi, qu'à ce qui devrait se faire pour le seul « ambassadeur du sophy qui ait été envoyé en « notre Cour depuis cent ans. C'est ainsi qu'il « vient encore de s'en expliquer au retour d'une « fête magnifique que M. Arnoul lui a donnée. On « ne sait comment s'y prendre pour le contenter : « si on lui accorde ce qu'il demande, il le reçoit « avec dédain ; si l'on y hésite un moment, il « entre en fureur et ce n'est plus un homme. « L'opium, dont il use, le met quelquefois en un « si dangereux état qu'on peut le regarder dans « ce temps-là comme une espèce de fou qui méri- « terait plutôt d'être enfermé que traité en ambas- « sadeur. »

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