A. E. Perse, t. 3, fos 294 sqq
Recevoir chez soi un tel personnage entraînait certains risques. Arnoul put en somme se féliciter qu'aucun esclandre ne se fût produit et que la série des réjouissances officielles offertes à Son Excellence à Marseille eussent une fin aussi heureuse. La journée du 20 décembre fut occupée par une visite de M. de Rancé chez qui les officiers des galères se trouvèrent réunis. Le soir l'ambassadeur parut pour la dernière fois à l'Opéra où Ton représentait le Joueur. Le 21, Saint-Olon pressa les préparatifs de départ, Mehemet Riza Reg ayant accepté la date du 22 pour commencer son voyage. « Ce sera un grand coup si nous pouvons ébranler cette machine-là, disait le gentilhomme ordinaire du roi, et la mener à Lyon en quinze jours. » Au dernier moment cet espoir parut devoir être déçu. La proposition faite au Persan de plomber ses ballots faillit provoquer un orage. Mehemet Riza Reg mit le comble à l'impatience de Saint-Olon en voulant obtenir avant de partir six esclaves turcs des galères. « Pour avoir la paix » on lui acheta cinq chevaux au lieu de trois et l'on se décida à parler haut et ferme. Son Excellence consentit, dès lors, à se mettre en route le 23.
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