Ibid., f
« nation, en faveur de l'abbé Gaudereau, ce qui « serait un grand déshonneur à la religion, ce « curé étant une espèce de scélérat des plus « extraordinaires... J'ai été obligé d'avertir Mon- « seigneur le cardinal de Noailles 1 de ce qui « regarde le curé d'Amboise et j'ai défendu de- « puis longtemps à notre sacristie de lui laisser « dire la sainte messe dans notre église. »
«Tant de fiel entre-t-il dans l'Ame des dévots», se fût écrié Mehemet Riza Beg s'il eût connu la démarche insidieuse du curé de Saint-Sulpice et... le Lutrin ! Vexé toutefois que ses recommandations n'eussent pas été plus efficaces, il revint à la charge auprès du marquis de Torcy en lui écrivant le 24 août :
« Je suis un peu mortifié de ce qui regarde « M. l'abbé Gaudereau puisque j'ai pris la liberté « de faire son éloge en présence du grand em- « pereur couronné du soleil aussi bien qu'à Votre « Grandeur. La vérité est telle qu'il est homme « d'esprit et savant, et homme nécessaire à la « Cour : s'il ne s'était pas trouvé dans nos af- « f aires je ne sais comment cela se serait passé. « Il a de la pudeur et il entend les affaires, et il « faut que ces sortes d'hommes soient récom- « pensées2. »
1. Noailles (Louis-Antoine de) 1651-1729. Archevêque de Paris (1695). Cardinal (1700).