‹ Amédée Gréhan.- La France Maritime T2Chapitre 115 sur 123 · SCIENCES PRATIQUES · texte numérisé non relu

SCIENCES PRATIQUES

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Les perroquets, voiles de beau temps, de temps maniable, appuient la base de leurs légers trapèzes sur les huniers <Tun bâtiment ; ils sont eux-mêmes souvent surmontés des cacatois, voiles encore plus légères, qui ne servent que pour un vent plus faible encore, et terminent le système des voiles sur les flèches des mâts.

Serrer un perroquet de brise fraîche, c'est-àdire le soustraire à l'action du vent en le paquetant sur la vergue, n'est pas chose très-facile ; cette vergue n'offre à l'angle d'appui de la poitrine et de l'avant-bras qu'un diamètre assez rétréci, et le pied vacille continuellement sur un léger cordage qui se balance sous elle. Cependant il faut travailler activement des deux mains, il faut alonger les bras pour crocher dans les ralingues, grosses cordes qui encadrent la voile, les mettre en couche au milieu de la vergue, et plisser ensuite la toile en la répartissant du mi-

lieu de la vergue jusqu'à chaque extrémité. La coquetterie des matelots préposés à ces soins, qu'on nomme gabiers, consiste à bien faire la chemise, c'est-à-dire à ne pas laisser voir un seul pli dans la partie de la voile qui sert d'enveloppe ; puis le fond, c'est-à-dire la toile amassée au milieu de la vergue, est relevé le plus possible au-dessus de cette vergue, à l'aide de tresses noircies qui tranchent élégamment sur la toile blanchie par la pluie et le vent.

La partie inférieure de la gravure représente une autre manœuvre ou opération. Ce qu'on voit est l'extrémité du beaupré et quelque peu du petit foc; à gauche et sur leur prolongement, le bout-dehors de grand foc, qui est halé-bas dans ce moment-ci, et que des gabiers dits de beaupré travaillent à serrer. L'inclinaison de ce boutdehors, les coups de fouet violens qu'il donne quand le navire tangue, les lames qui viennent quelquefois à bord des petits navires se briser sur la voile et les matelots qui la serrent, rendent cette opération très-difficile à la mer. Quand on attend trop long-temps pour priver le navire de cette voile, que la brise fraîchit et que la mer déferle, le poste est d'autant plus périlleux, que le gabier qui se laisserait tomber à la mer a la perspective de voir le navire passer par-dessus lui.

Il n'y a pas très-long-temps que les focs sont établis à bord des bâtimens. A leur place se trouvait jadis un quatrième mât, portant hune et hunier, et dont l'emplanture était fixée à l'exirémité du màt de beaupré; puis à ce dernier étaient appendues, comme autant de sacs bons à ramasser l'eau, la civadière, la fausse-civadière, la contre-civadière , etc.... Nous avons vu une frégate, gravée il y a un siècle à peu près, et dont le phare de l'avant se terminait ainsi. Le clin-foc s'établit à l'extrémité de la flèche du bout-dehors de foc ; la ténuité de cette dernière oblige à le mettre volant, c'est-à-dire qu'il ne se serre pas sur son bâton comme le grand foc, mais qu'on le rentre en dedans, ou qu'on le met dehors, à l'aide de filins qui aboutissent au bout de la flèche. 11 est d'un tissu fort léger, ne sert que dans les petites brises, et se rentre ordinairement lorsque l'on serre les cacatois.

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