‹ Amédée Gréhan.- La France Maritime T2Chapitre 12 sur 123 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

Ce changement subit de l'atmosphère ne disparut pas avec les phénomènes qu'il avait accompagnés. Le temps resta quelques heures épais et brumeux, sans autres incidents que de petites brises variables avant de se fixer dans son ancien rumb. Le ciel reprit alors sa première sérénité.

< Quelques-unes de ces trombes, dit l'auteur du Voyage dans l'hémisphère austral, 1. 1 p. 363, semblaient être stationnaires ; d'autres fois elles semblaient avoir un mouvement de progression vif, mais inégal, et toujours en ligne courbe, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. D'après le mouvement d'ascension de l'oiseau, et d'après plusieurs circonstances, il est clair que des tourbillons produisaient ces trombes, que l'eau y était portée avec violence vers le haut, et au'elles ne descendaient pas des nuages, ainsi qu on l'a prétendu dans la suite. Elles se manifestent d'abord par la violente agitation et l'élévation de la mer; un instant après, vous voyez une colonne ronde ou tube qui se détache des nuages placés au dessus, et qui en apparence descend jusqu'à ce qu'elle joigne au dessous l'eau agilée; je dis en apparence, parce que je crois que cette descente n'est pas réelle, mais aue l'eau agitée qui est au dessous a déjà formé le tube, et qu'il monte trop petit ou trop mince pour être aperçu. Quand ce tube est fait et qu'il devient visible, son diamètre apparent augmente, et il prend assez de grandeur. Il diminue ensuite, et enfin il se brise ou devient invisible vers la partie inférieure. Bientôt après, la mer, au bas, reprend son état naturel; les nuages attirent peu à peu le tube iusquà ce qu'il soit entièrement dissipé. Quand la dernière trombe s'évanouit, il y eut un éclair sans explosion. Elle durèrent environ trois quarts d'heure. »

Auguste Delasizb.

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