‹ Amédée Gréhan.- La France Maritime T2Chapitre 96 sur 123 · MANGE · texte numérisé non relu

MANGE

gue'; sàité pr6cés et presqué SaffS htfiflé. Lés jëuxv le chant, l'a danse, sont pour eux dès afriusemens inconnus. Le manque générait d'imagination rend leurs idées d'une simplicité Remarquable ; mais pour flë psfs S'ëtehdrè àti-dë\i dés bôfncs dé tèur sôlltttde; eHes fi'èn Sorti pas moins jdstës Srtr eë qui toticHë à léiirs IritétètS* Ils tfoilt conservé Aiên&ë ën ce tjtii concerne leur fié, âdètfflê notion des SupèHtiitons du passé, qifîl faut tfpprendré aiflétirs; et lès céfftièS dè tëes,> de ébtoierS, dé ré* venarftè, féelts fitbûîéux « fépâhétts éfcéfc lettré voisins, sont absuluméiit ignorés d'eux. Le christianisme ne pénétra que fort tard parmi ces épaisses gens. On dit que ce fut vers le milieu du xvne siècle que leur apôtre; Michel Noblet, leur en inculqua les premières notions, ^eut-être leurs pères l'avaient connu ; maîs négligé dans ce coin de terre isolée, il se serait perdu peu à peu pendant le moyéti-àgèf et le laps âà temps en aurait effacé toutes les traces.

La manière d'être fjrdsStèrè ët urf pèu toroudhe des Basois offre riUHé attraits à l'bbsemtèUr : en nléme temps qu'il foit des vœu* fcifccèréS J>dUf qu'elle s'améliore ët que l'éducation tiénue avèo son flambeau dissipa tttut d'igUdrUMfe, il trouve un charme seferët à fc&fltéuipter cërte^fcrestë pëuplade eu désaccord mural âvèè le rëstfe du monde. J avorte que tè tfa pas été sans plaisir, sato émotions vives, que j'ai parcouru fcft sditalrè des rochers brisés, èëtte ndture orageuse, ënfirt cè désert constamment battu par lés vents et les flots.

L'Ile dé Bas, selon la tradition ët les légendaires, eSt illustrée par lé long séjour qu'y fit S* Pol, p&trton dé l'ancien diocèse dè Lédn. Ce merveilleux personnage fit tttfe myriade de miracles eu Angleterre, Sa patrie, comme dè changer des grains de sable ëu rochers, de sécher des lacs, d'empêcher le cours des marées, etc. Quand au vie siècle il viut à Bas en marchant sur la mer, plus habile eu delà que S. Germâin lè Normand, qui ne put traverser l& Manche que monté sur une roué, te comte de Guitùr était gouverneur de l'Ile, et Pol, pour lui donner un échantillon de ses capacités, gùërit des malades, des boiteux, des infirmes de toutes les espèces, en leur donnant simplement un coup de bâton sur les reins. 11 fit plus éricore : le gouverneur convoitait uue cloche d'argent qu'avait le roi d'Angleterre ; Pol la fit avaler par uu hareng, et le poissou vint la Vomir éttr le rivage de Bas. Cette cloche, mise en branle par le Saint, ressuscitait les morts, faisait taire les flôts, calmait les orages et procurait le bëau temps.

Alors un épouvantable dragon de 100 pieds de longueur ravageait l'île et dévorait les hommes et les bêtes : Pol, nouveau Thésée, résolut de combattre cet autre miuotaure 11 s'approche avec audace de l'antre habité par le monstre; celui-ci, à la voit qui le défie, sort de sa caverne en poussait dessilflemens aigus , en obscurcissant le jour

dô sdtffflé eimfpèstë Que Wrnlt sa gtfètflè im* mantfe : lé saint se jette sur lui, le terrasse, le lie de son étote, Y étouffe, et d'un codp de sa baguette le précipite dans le gouffre de la meh

GuHtir, homme généreux, lè récompensa de ses services eù lu? dtinnarft son palais, qtfS fut su>-lechamp converti en mctaastère . Mdte Ofh y manquait d'eau. Le tfcauftattirgé, comme auirétoiè Moke, frdppà la tette avec son É&toi*, ët èn il jdittir une source afbondantè. Hlé pétte éflcéte aujourd'hui le nom dé Fontatne-Saint-Pôi ; est là Seule dè me, ét eîlë né vaut pas grand'fcbose. — Un saint du poids de céltd-ci attrait d& donner mieux.

Tant dé mitacles du preitiier brdrë lui valurèrtt la mitre et la erossë. 11 fiit appelé d'une voix unariimë à l'évéebé «Tdecismor, aujourd'hui Sairit-Pol-dè-Léoù; ët remplit avec iète les devoirs de l'épiscôpàt. Lorsqu'il fat vieil*, fatigué dii monde, H retint habiter Sa solitude de Ris, et y termina ses jours après plus d'un siècle de vie.

Sa mort, coritihuerit lés légëtideS, oecasiona dë Wtefc disputes ëùtre les paysans de Èas et les citadins d'Occismor ; les Uns ét les autres préténdalèrtt h Phbhftëur de posséder Satl corps : lés tétefc s'échauffaient, ml allait se battre, lërsqu'un dërriièr prodige Vint fort â propos terminer lès débats. Lés dépouillés Aé àaint S'etllètent dans les airs au milieu du tumulte, ét vont së plùcér dans l'église d'Ocdismor, à cftté-du maltreautel, où on les inhuma. C'est à cette désertion des cëttdres de Pol qu'on attribué l'ighëranée et l'abrutissement des Basois d'aujourd'hui.

VéRtSMOR.

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