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de ce que la perte de son innocence serait le =.
motif du consentement de ma tante, et encore me suis®je trompée ; car, après un morne et long silence de tous ceux qui avaient entendu ce terrible aveu, madame de Woldemar a repris avec une espèce de triomphe : Bon Dicu, c'est donc pour épouser une femme déshonoréc de toutes les manières qu'un fils ingrat se révolte contre moi! et c’est sa maîtresse qu'il a o$éamentér dans ma maison! À ces mots outra= geants , la main d'Amélie , que je tenais dans lés miennes, s’est glacte, et le rouge de l'indi- »
ali 5 3 x & gnation s’est répandu sur ses joues brûlantes.
Elle s’est levée ; ct Ernest, la soutenant dan$ ses bras, lui a dit : Viens, Amélie, éloignons-nous d'ici; fuyons une mère barbare , qui ne dégrade qu’elle en insultant ainsi l'objet sacré de mon amour et de ma vénération; viens... Non, pas encore , a répliqué madame de Woldemar en retenant Amélie ; il faut tout savoir, ei j'ai encore des doutes à éclaircir. Le docicur ma
D . M) 152 AMÉLIE NA 4 SEIELD,
R pa de leffroi qu'il ve vous mspirait, E 2 j'en attribuais la Ep au désir que vous aviez de mourir; mais maintenant j'en soupçonne un autre. N’aviez-vous aucune raison de ue
e la pénétration du médeciifAmelie est restée debout, immôbile et lé8 yeux fixés sur la terre.
1 Vous tremblez, madame, et n'osez me répond ‘%
Après l'aveu que j'ai faitta dit Amélie avec a$sez … de calme, quand je n'ai plus rien àäsperdre, si Je metais à présent, ce n'est pas m@B intérêt qui w’y engage. Et lequel, madame, lui a demandé ! la bonne avec dedain ? — Peut-être le vôtre, madame. Le mien! Oui, madame,
le vôtre ; car c’est en me sacrifiant pour vous
que je voudrais payer vos outrages. Amélie! a interrompu Ernest d’une xoix aliérée, Amélie! ct mOi aussi je Veux que vous mer ge mère ; je veux savoir s1 le ciel bienfaisant m attaché à vous par plus de liens que Je ne croyais encore en avoir, Vous l’entendez, madame, a repris Amélie; hélas! je le connais mieux “ vous; @t, si je lui cachais la terrible vérité que vous m'avez arrachée, c'était RQ vous laisser
un moyen de le séparer &: moi : Maintenant vous n’en avez plus.—Je n'en ai plus! et mes, ordres, son honneuf et votre dégradation, les comptez-vous potr rien?—Ah! madame, quand c'est à l'honneur d'Ernest que Je me suis
; dater AS, :
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confiée, est-ce l'honneur qui lui persuadera qu’il : m'abandonner? I] sañt pren que * ai sur lui des droits plus sacrés que les vôtres. * Pourquoi, en me forçant à dévoiler ce funeste mystère, lui avez-vous fait une loi de vous désobéir ?
Pendant ce dialogue , Ernest ne paraissait rien é@uter : éperdu de la nouvelle qu’il venait Fe rendre , la Joie sémblait lui avoir ravi lu sage de D. Alafin,ila dit d’une voixentrecoupée : Amélie !.…. il est dorrc vrai ? O trop heureux Ernest! 6 mon épouse rée! viens sur mon sein... Dieu bienfaisant ! je te bédis de m'avoir donné une raison de plus de l’aimer!.… O mon Amélie! pourquoi cette rougeur sur ton
céleste visage ? enorgucillis-toi au contraire de nos liens, de mon bonheur : ah! je le jure, jamais, jamais tu ne parus plus touchante, plus chère, plus sacrée à mes yeux! L'expression d'Ernest avait quelque chose de si entrainant, = que mon père s'est approche de madame a Woldemar, et lui a dit : Eh bien! ma sœur, ne pie 52088 pas à Amélie ? La relffon, a répondu la baronne , nous commande, je le sais, d’être miséricordieux envers les coupa-
sbles, mais non de les récompenser; et jamais, non jamais mon fils n’obtiendra mon consentement pour sou mariage M
cette femme, qui ".
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