IDYLLE D’AMÉLIE
Damon .
O toi qui égales en beauté lâ blonde Vénus , sou viens- toi de ton amour , souviens-toi de ma tendresse .
Vois mes larmes , elles baignent mes joues pâles et livides , que colorait jadis le bonheur . Viens à mon secours , rends-moi la vie ; telle qu une plante déracmée , je me dessèche , je mè meurs , Le retour de la brillante aurore , qui me faisait palpiter de plabir, ne m’annonce maintenant qu’un •jour malheureux de plus ; la vue du bois sacré qu’arrose le ruisseau de Néré , dans lequel ton image est venue se peindre tant de fois ; la vue de ce bois sacré , témoin des pre-
miers transports de notre amour ; la vue de ce bois me désespère . Sou-< vent je me roule sur la terre eii invoquant la mort , mais la cruelle !
Elle est sourde à mes cris .