LE GÉNÉRAL VERGÉ
(m. ie s. vi, 65o,)
12 juillet 1855.
Un de nos généraux de l'armée d'Orient, voulant bien se rappeler les relations formées en Afrique il y a une quinzaine d'années, lorsqu'il était simple capitaine, nous adresse une lettre qui touchera profondément les cœurs catholiques. A l'exemple des anciens preux, à l'exemple des humbles fidèles de nos jours qui, après s'être recommandés à la Sainte Vierge dans le péril, se hâtent de manifester leur reconnaissance, ce vaillant généra] s'acquitte d'un vœu qu'il a fait avant de marcher à l'assaut du Mamelon- Vert. C'est avec un vif sentiment de bonheur et de respect que nous publions cet acte de foi éclatant. La foi catholique, dans notre admirable armée, est héroïque comme la persévérance, comme l'humanité, comme tout le reste. Les soldats de la France donnent au monde le plus noble spectacle qu'il ait vu depuis bien des siècles. Ils bravent le respect humain comme tout autre ennemi, et ils ne craignent pas d'être ouvertement de la religion de leurs épouses et de leurs mères, de la religion des Sœurs de charité. Là esl la meilleure espérance de l'avenir. Quand les hommes qui prennent des redoutes oseront faire le signe de la croix, l'impiété verra baisser son redoutable crédit. Nécessairement, elle insultera moins à des croyances qui sont une partie de la force de ces grands cœurs, éternel orgueil de la patrie ; et. d'un autre côté, un général victorieux, à genoux sur le champ