‹ Ames religieusesChapitre 11 sur 63 · Christian Year, IV" Dimanche de Carême · texte numérisé non relu

Christian Year, IV" Dimanche de Carême

Mais tout porte à croire que la réalité valut mieux que le rèwe ; et, en tout cas, Kehle dut à cette union de longues années de calme et constant bonheur.

Le plus récent des biographes de Keble, gagné à la contagion d'optimisme qui se dégage de tous les livres de son héros, explique naïvementcombien il fut avantageux à cehii-ci d'épouser une personne d'une si chétive santé. « Ce fut là, dit-il, une bénédiction pour son mari, car cette santé imposait do fréquents changements d'air ; et, grâce à cela, les deux époux firent de nombreux voyages, au pays de Galles, en Suisse et ailleurs K » Keble aurait souri de cette remarque judicieuse. Lui aussi, il regardait ce mariage comme une bénédiction, mais pour une tout autre cause.

Son ami Coleridge, très inquiet lui-même sur la santé de sa fiancée, avait écrit à Keble pour lui demander conseil.

Je suis désolé de ce que vous me dites sur la santé de miss B..., lui fut-il répondu. Je n'ai aucune peine à entrer dans vos sentiments. Je me suis souvent demandé comment il se fait que la maladie nous attaclie davantage à ceux que nous aimons. Il y a là une providence de sacrifice et de miséricorde... Oui, de miséricorde, parce qu'en nous donnant la mission de leur rendre plus de services, elle nous attire vers la pensée d'un autre monde... Mais,

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