Coleridge,!, p. 2U
puis être forcé à quitter Tanglicanisme, et plusieurs qui seraient réduits à la même extrémité ne se résigneraient sans doute pas — comme, pour ma part, j'essaierais de le faire — à rester en dehors de toute Église ^
Quelques mois plus tard, il disait encore :
L'éventualité à laquelle je songe est désolante, et cependant c'est à mes yeux la plus naturelle : sans aller à Rome, quitter l'anglicanisme et n'appartenir plus à aucune communion^!
Des épreuves qui lui étaient encore plus personnelles ajoutaient encore à son découragement et lui apportaient de nouvelles raisons de douter. Fils d'un curé de campagne, nous Tavons vu dire adieu à toutes les espérances d'Oxford pour se consacrer, lui aussi, au ministère paroissial. Son bon cœur, son imagination, le tour poétique de son esprit, enfin et surtout sa foi, transfiguraient à ses yeux cette existence, et lui faisaient trouver dans chacun de ses humbles devoirs un plaisir nouveau. Or voici qu'une ombre menaçait de troubler ses paisibles joies. Une voix insinuait à Keble qu'il lui manquait quelque chose d'essentiel pour être vraiment un pasteur des âmes selon le modèle conçu par l'Eglise d'autrefois. Sans doute le succès de son œuvre à Hursley était grand. On l'aimait, on le vénérait, on se pressait