Ibid
à Téglise pour entendre sa parole, et jamais le village n'avait été plus religieux et plus régulier. Mais tout cela ne lui suffisait pas, et il se demandait si son action, au lieu d'être celle d'un vrai prêtre, n'était pas plutôt, au milieu de ces braves gens, celle d'un voisin, aisé et instruit, homme de bon exemple et de bon conseil.
Lisez mon dernier article, — écrivait-il encore à Goleridge à la fin de cette même année 1841, — et remarquez ce que je dis sur la faillite effective de l'Église anglicane. Je sens cela plus profondément chaque jour... Je suis dans ma paroisse comme un aveugle, je ne sais pas ce qu'on y fait, et le peu que je découvre par hasard me révèle des choses lamentables... Du sérieux chez quelques-uns, du respect, de la confiance, mais pas pour le prêtre en tant que prêtre ou presque pas. En un mot, notre grand malheur est d'avoir négligé la confession ^
Cette idée lui tenait au cœur. Trois ans après, il devait y revenir avec plus de force encore.
Nous travaillons dans la nuit, et cela durera tant que nous n'aurons pas rétabli Tusage de la confession. Voilà une des choses qui empêchent les laïques, même les plus compétents, comme Gladstone, de juger sainement le fonctionnement de notre Eglise. A moins d'en passer par là, ils ne comprennent pas, ils ne peuvent pas comprendre que, dans nos paroisses, nous tâtonnons comme des hommes dont la lanterne est éteinte 2.