‹ Ames religieusesChapitre 23 sur 63 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

LA VIE RELIGIEUSE D^DN BOURGEOIS AU XVIl" SIÈCLE *; i

On la fît lever et habiller, venir avec M"« Deue, sa tante... je saluai... je baisai l'une et Tautre et je dis à ma maîtresse : « Mademoiselle , nous sommes ici sur un marché que quand il est fait, il ne peut être défait que par la mort. Monsieur votre oncle m'a fait la grâce de m'accorder votre belle personne, mais ce présent... je ne puis pas l'accepter, si vpus ne vous donnez pas vous-même. Mais, auparavant, vous avez des choses qui veulent que vous y fassiez des considérations. Il s'en faut bien que mon cœur vaille le vôtre... ce n'est pas encore tout : j'ai trente-huit ans (elle n'en avait que dix-neuf), je suis veuf, j'ai été marié quatorze ans, j'ai un fils que j'aime; du surplus, il y a de quoi vous satisfaire. » — Elle répondit ! « Je suis votre servante. » — Aussitôt les cuisiniers employés pour les festins ^..

Ces plaisants détails ne sont pas aussi étrangers qu'on pourrait d'abord le croire à une étude de psychologie religieuse. Bien qu'elle en soit Tacte le plus parfait, ou, pour parler plus exactement. à cause de cela môme, notre vraie prière ressemble à notre âme et en prend naturellement la couleur. Tendre, spirituelle, positive ou chevaleresque, noble ou bourgeoise, audacieuse ou timide, elle peut, suivant le point de vue où l'on se place, ou nous éclairer sur Tintime secret d'une âme, ou s'éclairer elle-même de ce que par ailleurs nous avons pu surprendre de ce secret. Jean Maillefer n'étant pas très prolixe sur le chapitre

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