‹ Ames religieusesChapitre 24 sur 63 · Mémoires, p · texte numérisé non relu

Mémoires, p

de ses dévotions, nous devons, même en vue d'étudier sa vie religieuse, le. suivre d'abord dans les actions communes et la vie de tous les jours. Comme on a pu déjà s'en rendre compte, la tâche n'est pas compliquée, non que tout chez lui soit à la surface; mais il nous parle de lui avec tant de sans-façon que bientôt son image s'installe en nous aussi vive que si nous avions assisté au festin des secondes noces ou aux péripéties du voyage d'Amsterdam.

Et ne craignez pas qu'il se flatte et nous en impose. Le digne homme n'est point vaniteux, et quand, d'aventure, il institue un parallèle entre lui-même et Montaigne, c'est uniquement pour se mieux connaître et sans la moindre prétention de s'égaler à plus fort que lui.

J'ai beaucoup de l'humeur de Montaigne par runiformité d'une vie paisible et commune, pour Taversion des drogues d'apothicaire et des ordonnances des médecins. J'ai trouvé une petite différence en ce qu'il dit qu'il ne peut se passer de gants. J'en ai dont je ne me sers pas la plupart du temps, mais je n'ai pa^ son esprit ! c'est comme du jour à la nuit^.

Non; ni l'esprit ni la plume; mais la spirituelle bonhomie du ton désarme toute critique.

Me voici donc à l'dge de trente-huit ans, mon cher lecteur; s'il vous ennuie, vous êtes libre, n'allez pas plus

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