‹ Ames religieusesChapitre 45 sur 63 · Souvenirs, t. Il, p · texte numérisé non relu

Souvenirs, t. Il, p

2. Ibid., t. II, p. m-n8. Cf. aussi (t. I, p. 368-369) quelques observations très curieuses sur les influence» catholiques qui préparèrent ce réveil.

La société de Genève, dit-il encore, et celle de Lausanne étaient partagées ; nos meilleurs amis s'attaquaient réciproquement avec une vivacité croissante ; il en était de même des pasteurs les plus accrédités. Mon beau-frère (Auguste de Staël) hésitait encore. Il n'y allait de rien moins, en effet, que du fond du protestantisme, voire même du christianisme. Il s'agissait de savoir si le protestantisme resterait un oreiller de paresse pour les âmes tièdes, et de rêverie pour les âmes tendres, un rationalisme honteux de lui-même, une sorte de compromis... entre la sincérité des vrais philosophes et celle des vrais chrétiens K

De là, de ces semaines qui, de son propre aveu, firent époque dans sa vie -, de ces discussions auxquelles il ne pouvait manquer de se mêler, date, pour le duc de Broglie, l'acheminement vers la conversion définitive. Il n'est pas encore convaincu de la vérité du christianisme ; mais il conçoit claire^ ment que cette vérité, une fois bien établie •'^, lel pleine doctrine catholique s'impose en toute rigueur. Si l'on peut ainsi parler, il est presque catholique avant môme d'être tout à fait chrétien. L'orthodoxie ne coûte rien à de pareilles intelligences. Elles la réclament, elles la saluent, elles l'aiment avant d'en avoir complètement vérifié les assises. Pour elles, le protestantisme n'a pas d'attrait. Et voilà, entre autres raisons, pourquoi

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