Ibid., p
3. Voir, en particulier, comme psychologiquement très curieuses les notes intitulées : Réflexion sur la vocation de M. de M..., comparée à la mienne, p. 151-153.
nan à se faire religieuse. Entre ces deux écrits le contraste est absolu, et, mieux que toute réponse directe, le journal intime de Tabbé de Broglie réfute, corrige, efface les erreurs et les préjugés de sa grand 'mère.
Légers indices, indications plus sérieuses, vraies et décisives raisons, Texamen est mené avec une implacable lucidité. Et, chose touchante, ce savant appareil n'a pas d'autre but que d'aborder enfin la grande objection, la seule qui eût une valeur aux yeux de Paul de Broglie, et celle pourtant dont il fallait, en définitive, abandonner la solution à Dieu seul.
3* objeclion. — Reste la principale objection, celle que je n'ose pas aborder et qui me serre le cœur quand j'y pense : la répugnance de ma tante, la douleur inexprimable que cela lui cause.
Si cette objection était jointe à d'autres, s'il me restait d'autre part une incertitude quelconque sur ma vocation, elle est assez forte pour faire pencher la balance contre. Mais j'espère que Dieu donnera à ma tante la force de supporter cette épreuve. Si je suis appelé à la noble mission de sauver les âmes, peut-elle désirer que je ne la remplisse pas? Peut-elle vouloir que j'aie une vie brisée, une vocation manquée, et que, sorti de la vraie voie où Dieu me conduit, je devienne inulile, ou du moins beaucoup moins utile, à sa gloire?
Ainsi je crois que la volonté de Dieu est que, nonobstant toute objection, je me prépare au sacerdoce ^.