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et de troubler la sereine splendeur des visions accoutumées. Rien ne le montre mieux que les lettres écrites, trois ans après la mort de sa mère, sous le coup d'un nouveau deuil.
Marie-Anne, la plus jeune de ses sœurs, mourut ù Tautomne de 1826. Vive, spirituelle, pleine d'entrain, toujours prête à recevoir les railleries de son frère et à leur répondre, l'aimable jeune fdie était la joie du presbytère de Fairford. La sœur aînée, Elisabeth, étant toujours malade, Keble venait passer ses moments de mauvaise humeur auprès de Marie-Anne, et, pour s'être plus souvent taquinés, tous deux s'en aimaient davantage. Comme pour sa mère, comme pour la jeune femme de Pusey, comme pour Froudc, on so demande, en la voyant prématurément disparaître, si Dieu n'a pas voulu épargner a cette àme un sacrifice qui lui aurait paru, à elle, plus inévitable qu'à d'autres et devant lequel elle n'aurait pas reculé.
La chère amc, écrivait Keble à GoleriJge, i.l n'y a, je crois, aucune présomption à se réjouir dans la pensée do sa nouvelle situation... Si ce n'était pour mon père et pour Elisabeth, cette vue me causerait une sorte de plaisir mélancolique, mais sans mélange •.
La lettre qu'il adresse h Fronde est plus caractéristique encore. Toujours inquiet, le jeune