XII PRÉFACE
ges, les spectacles de drames étranges et indubitables. Il met a nu la pensée du nègre, de sa femelle coquette ou bonasse. Il nous indique merveilleusement les associations de leurs idées logiques, simples, enfantines, bestiales, naturelles. Nous ne saurions oublier les malheurs de la petite Aitcha, ni la dignité de « Madame Sergent », ni l'amour de Menna la Peuhl pour Revin tué par son rival Maelick^ ni l'affreux supplice de Ghanem et de Nantema punis par Yacoub pour leur adultère, tant chacun de ces personnages se trouve érigé dans sa réalité pure et complète. Le roman d'un Spahi que Pierre Loti nous conta jadis, avait averti notre curiosité du Sénégal. Les Ames Soudanaises s'ajoutent bien à cette première et superbe image de la Vie noire. Enfin nous allons connaître les émotions de ces frères lointains et puérils qui