‹ Amidisme chinois et japonais [microform]Chapitre 11 sur 20 · XII. Chan-tao. Texte décisif · texte numérisé non relu

XII. Chan-tao. Texte décisif

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ff Invoquer d'uD cœur sincère et tout d'une haleine durant le temps de dix pensées, le Buddha Amita. Par la vertu de ritivocatiou du nom de ce Buddha, faite parmi ies pensées (pendant que l'on pensera), tous les péchés et \b karma cesseront d'être.».. Puis il ajoute: «L'aoïi dévoué du mourant, sachant que, vu ses souffrances, le malade ne peut pas penser (longuement et intensivement), lui dit d'invoquer seulement de bouche le nom d'Amita. Par la vertu de cette invocation faite d'une haleine pendant un certain nombre de pensées, péchés et karma cessent d'être.»

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Dans ]es hymnes, et ces espèces de litanies que le directeur du service récite, le peuple répondant à chaque verset ^^ M. ^ ho7iheur infini, ou ^ fi ^ nous voulons renaître là, j'ai cueilli les termes suivants:

«11 a été dit, que la délivrance du karma est soudaine, comme est soudaine la délivrance d'un homme lié dont le lien est tranché d'un coup. L'instrument tranchant, c'est le nom d'Amita, lequel étant d'une haleine invoqué-pensô, tous les péchés disparaissent.»

«L'ami fidèle dit au moribond de joindre seulement les mains, de penser correctement, et d'invoquer uniquement ilmitâi/MS. Quand les invocations faites une à une, auront rempli dix pensées, durant ces pensées, les péchés auront disparu.»

«C'est par dix pensées-invocations adressées au Buddha Amita, que la renaissance est obtenue, le sûtra traduit par Kâlayaèas le dit expressément. Sans cela on ne devient pas Buddha (dans la Terre Pure).»

«Après les dix pensées, ou dès la cinquième, le Buddha apparaît, ravit la pensée de cet homme si vulgaire (pécheur), et le fait renaître chez lui.»

«Il faut de tout cœur joindre les ma-ins, se tourner vers l'Ouest, invoquer le Buddha Amita par dix coups de voix... Il faut, de tout cœur, invoquer-penser son nom. û

« Faveur spéciale pour ceux qui auront, au moins une fois dans leur vie, fait une retraite de 1 jour au moins, 7 jours au plus, entièrement consacrés à invoquer le Buddha dans la paix du cœur.i — Parfois il y a: durant 7 jours ou du moins 1 jour.

28 XIII. Développement de VAmidisme chinois.

^d: l-* □ TR __* u Le sens est: durant le nombre de jours dont on dis-

iS . , .K. ^- . . >«iv*>ôv posera; au moins un, pas plus de sept. fS Ut T^ ^ AK ^2» ^Ï2* «Tenant fermement ce nom (invocation vocale)

Hh durant les pensées... »

Conclusion: 11 me paraît difficile de nier que Chan-tao ait exigé une invocation soutenue pendant le temps de dix pensées, ou accompagnée de dix pensées. — Les Commentateurs chinois ne sont pas favorables à l'interprétation durant le temps de dix pensées, et exigent en générai des pensées réelles. — Ilônen niera la nécessité des pensées, tout en se réclamant de Chan-tao.

Du 8« au 11^ siècle, en Chine, les écrits amidistes se succédèrent, sans rien ajouter à la doctrine, s'appuyant surtout sur le texte (II) de Lokaraksha, manifestant une tendance prononcée à rétrécir plutôt qu'à relâcher. — Au cours du 8^ siècle, avant 713, sous les g: Tang, ^ ^;^ èjîc îë ^^ deuxième Bodinruci exige pour la renaissance "p ;^ >i^ 5; 'es dix pensées. — Peu avant l'an mille, le célèbre f^fe ^ Fa-hien afiîrme que le Buddha Amitâyus sauve les êtres ^ij^ M M ^ parce qu'il a fait jadis le vœu de les sauver. — Sous les 5^ Song, la tendance à philosofiher, caractéristique de l'époque, se trahit aussi chez les Amidistes. Ainsi, en 4015, le moine ^ ^ Tsounn-cheu s'évertua à démontrer que, l'unité de la buddhéilé universelle étant ^certaine (à son avis), le Idnayâna i]\ D§ ^> "p ^ fi doctrine du Buddha Sài^ya inachevée (exotérique) est à mettre de côté, la mahâyàna ;^^ ^? T î§ fjk doctrine du Buddha achevée (ésotérique) est à embrasser, et que ^ ^ i'Amidisme est J<^ ^ T ^ 4* f K .è fî '^ quintessence de rpsotéri.><me bnddhique Cela posé, il préconise le sùira de Chan-tao.

Mais, si la doctrine amidiste, bien \Hée, vers l'an 1000, ne subit plus de changements quant à son fond, elle profita grandement depuis celte époque, quant à la forme de ses écrits. Ce phénomène s'explique aisément. Avant l'an 1000, les écrivains amidistes étaient tous des moines, étrangers ne sachant pas bien le chinois, ou Chinois trop abstraits pour écrire d'une manière agréable. Or voici que, à partir des ^ Song, I'Amidisme s'enrichit d'adeptes laïques Jg i, recrutés parmi les Lettrés, fonctionnaires civils ou militaires tombés en disgrâce ou dégoûtés du monde, etc.. Docteurs, Généraux, hommes de haute culture, qui lui donnèrent du prestige, et activèrent sa diffusion en composant des écrits excellents et pour la forme et pour le fond. Je vais analyser (XIV) un ouvrage de cette sorte.

Sommaire du traité de vulgarisation de I'Amidisme f| ^f* '0 j; Tjr Loungchou tsing-t'ou ivenv, par î ^ i l'adepte laïque Wang, qui fut le ^ ^ jg i I H i'M Docteur de l'Université nationale Wang jeu-hiou, édité vers l'anM31.

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