‹ Amidisme chinois et japonais [microform]Chapitre 12 sur 20 · XIV. Sa fixation vers Van mille · texte numérisé non relu

XIV. Sa fixation vers Van mille

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«Cette doctrine des dex' pensées (qui promet le salut pour dix pensées; nous savons ce que cela veut dire), chacun est capaJDle de la pratiquer, i4m^ïa ne rejette personne, fût-ce un pécheur. Se convertir de cœur et s'orienter vers le bien, rend bon, améliore et embellit la vie, assure le sort qui suivra la mort. — Il ne faut mal parler, ni de Confucius, ni de Sàkya. 11 y a deux manières de se sauver, l'une en restant dans le monde, l'autre en en sortant. Les Confuciistes ne connaissent et ne pratiquent que la première, tandis que les Buddhistes jugent la sortie du monde, sinon absolument indispensable, du moins grandement avantageuse. C'est là la différence profonde entre les Confuciistes et les Buddhistes. — Les princiçaux sûtras (mahàyânistes) proposent une voie beaucoup plus élevée, mais aussi beaucoup plus difficile, que celle qu'enseignent les Confuciistes. Parmi ces derniers, certains se sentant incapables de la suivre, en disent du mal.»

Certains prétendent que la Terre Pure est une fiction Idéale imaginaire; qu'il n'y a, en réalité, qu'une t^\ g" j^ t^^i"''^ PU''^ du cœur, l'ensemble de tous les cœurs purs actuellement existants. — Ceux qui disent cela, se trompent. Il y a une M. J^ i terre pure matérielle, où l'on voit le Buddha Amila de ses yeux. Le pur idéalisme Pf| >Èi» ^ HÈ Q6 procure pas l'extinction des passions, que le culte réaliste du Buddha Amita procure.

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Seul l'Amidisme donne ■% ^ Ici' vie qui dure. La vie de ceux qui renaissent dans la terre pure, n'est mesurée par aucune mesure, voilà pourquoi on l'appelle la vie durable. Ailleurs la vie, même des ^ A Dévas buddhistes et des jjjj A Génies taoïstes, est éphémère. Ils finissent tous par mourir, et fj ^ H )§ rentrer dans la roue de la métempsycose. Donc toutes les pratiques taoïstes £p p^ jij] pour devenir Génie, sont illusoires; tandis que nombre de cas d'individus renés dans la terre pure et devenus immortels, s ont historiquement certains (sic). — Le Buddha iSâ/eyadont l'œil pénétrait tous les temps et tous les lieux, a vu la Terre Pure de sa vue transcendante, et en a donc parlé à bon escient. Si certains nient son existence, c'est qu'ils nient tout, la causalité, le karma, toute doctrine positive. Les Confuciistes expliquent mal le karma par leur ^fj* 'ntf décret du ciel. Ce décret supposerait un Ciel partial, car rien de moins juste que les rétributions que nous voyons de nos yeux, dans l'hy-

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