‹ Amidisme chinois et japonais [microform]Chapitre 14 sur 20 · XIV. Sa fixation vers Van mille · texte numérisé non relu

XIV. Sa fixation vers Van mille

prémunit contre les ténèbres de la nuit et le froid de l'hiver; comme on prépare un voyage, eu se munissant à temps de ce qui sera nécessaire.

^ L'homme a un corps et une âme.

ë W» ^»ÎÈ "tilt.^ ^/?fe ^fï W C'est l'âme qui est le moi, le corps étant

lU le logis de ce moi. — L'âme va et

JT^" ^ vient, poussée par son karma, dans

W ^ )Îh' "i-»!?! ^ Wo les six voies de la métempsycose, cban-

ij^^is >'jâî -L J^ géant de coquille (de corps) à chaque

m — -'> Ha2o ^ renaissance, en fonction de ses méri-

ijîï|'#»ê) ^^io J^y^^tSî flp ^ les et démérites, depuis toujours.

;^ p I 3£ fiïj. :^ -^^ ^ Alors que tout est néant, yjC ff^, bulles

:^*^ — ^ ^ I » -e. -«--H ^"' ^^ forment et qui crèvent, seul le

yf» P] /f\ fp :P zh^Jiy. ^ S ^ karma est réel et durable. Chaque

th^-^'t^ii^^Wl^JÊ^M.^ action, parole, pensée, laisse une mar-

X i I M ^ ^ «T tl "" ™ que indélébile. Ceux qui ne font au-

Z WtkJ» ^ — * "H/ 4 5E S ^ cun effort pour se tirer de l'imperma-

Lh nence, ne trouveront jamais un état

' stable. 11 n'y a espoir de stabilité dans la paix, que pour ceux qui ayant fait ce qu'il faut pour être reçus dans la terre pure, y sont renés dans un lotus, avec un corps nouveau subtil et éternel, délivrés désormais des maux et des soucis qu'entraîne l'enchaînement des décès et des renaissances. Ils ont fait par [fjp, -jj la puissance du Buddha Amita, le salut qu'ils n'avaient pu faire par leurs forces.

Ici, omettant les huit degrés supérieurs du texte classique (page 49), Wangjeu-hiou parle uniquement du neuvième degré, du cas des pauvres pécheurs arrivés à l'heure de la mort. Ceux-là aussi peuvent être sauvés. Alors que les flammes infernales s'élèvent déjà autour du lit du moribond prêles à le dévorer, s'il fait ce qu'il faut, il peut encore être sauvé. Et que faut-il faire? Il faut ^ iC> + ;^ penser dix fois de tout son cœur au Buddha Amita. Anssilôt les flammes infernales se changent en pétales d'une fleur de lotus qui reçoit l'âme pour le transport et la renaissance dans la Terre Pure... Un peu plus loin, Wang jeu-hiou ex'ige 'f' '^: ^- dix invocations-pensées . .. Il tient donc la doctrine commune que nous connaissons. — Il paraît que dés lors le vulgaire commençait à se contenter d'invocations faites par les assistants, autour et à l'intention du moribond; car W«?7gf /eu-/îiOM a soin d'avertir qu'il faut que les invocations-pensées aient été faites pas l'intéressé lui-même; et il donne, à ce propos, à tous, le bon conseil de les faire une fois chaque jour durant toute la vie. — Au chapitre suivant (quatrième), il insiste plus vivement encore sur la pratique quotidienne des pensées et des invocations. Tout Amidisle croyant, doit chaque jour, de grand malin, dés son lever, se prosterner vers l'Occident, adorer, puis se recueillir et faire son invocation. 11 doit aussi faire 'HJI =)]' son acte de repentir, J^ [^j se convertir du mal au bien, |f M exprimer son propos de renaître, etc.. le tout avec grande vénération et en pensant que le Buddha Amila est présent. — Il doit souvent Ij^ ;g: invoquer-penser. — Manger de la viande n'est pas péché, mais s'en abstenir est un mérite. Une prière spéciale sert aux malades, pour expliquer à Amita que, s'ils font gras, c'est par nécessité, non par sensualité. — L'aumône est fortement recommandée. Que ceux qui n'ont pas davantage, donnent une sapéque, ou uo verre d'eau. — Les méditations indiquées dans le sûtra de Kâlayasas développé par

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Chan-tao, doivent être pratiquées, non comme des exercices d'imagination, mais pour s'unir à A^nita; pour obtenir que, à force de penser à Amita, le cœur devienne Amita jjfj >C> tfJ ^ ffeo — Quoique assuré de son salut, par cette révélation faite par Arnica lui-même, dans une vision «tous ceux qui invoquent mon nom, renaîtront chez moi; pas un de ceux qui m'invoquent, ne sera oublié»... l'Amidiste doit être humble et se conserver pur, car son salut ne sera assuré que par ses invocations dernières. II fant alors ^ >jj> -f* f/Ç dix invocations faites de tout cœur. C'est durant ces invocations, qu'Amita se manifeste, apparaît, console, cueille l'àme. — De jolies historiettes montrent que les pires pécheurs peuvent être sauvés... salut d'un boucher, d'un moine défroqué, d'une concubine... tous genres de vie que les Amidistes jugent très criminels.

Suivent de bonnes petites exhortations aux divers états; lettrés, mandarins, officiers, moines de nuance diverse, moines védantistes dont les âmes sceptiques sont tout particulièrement coriaces; riches, pauvres, époux, enfants, serviteurs, laboureurs, éleveurs de vers à soie, marchands, artisans, cuisiniers, restaurateurs, marchands de vin, soldats, malades, garçons, filles, etc. etc.. Voici, comme exemple, II& ^ P :^ l'exhortation à ceux qui pèchent par leur bouche, paroles injurieuses ou lascives. «On pèche de trois manières, ^ P ^* corps bouche et pensée... Les sûiras disent que ce sont les péchés de langue, qui chargent le plus lourdement le karma... Un fils s'étant impatienté contre sa mère, s'écria: autant vaudrait être né d'une bichel II renaquit faon... Un autre qui, chaque fois qu'un aliment ne lui allait pas, disait, on me traite comme un chien! renaquit chien..-: Tous ceux qui profèrent de sales paroles, passent par les peines infernales, puis renaissent animaux. Vous tous qui êtes atTectés de ce vice, voici ce qu'il vous faut faire. Invoquer souvent Amita, pour alléger votre vieux karma. Chaque fois que l'envie de mal parler vous reprendra, invoquer Amita, tout d'une haleine, jusqu'à ce qu'elle ait passé. Chaque fois que quelqu'un parlera mal, devant vous, inviter aussitôt Amita, tout d'une haleine. Ainsi vous éviterez de charger votre karma davantage, vous purifierez votre bouche et vos oreilles, et, par vos pensées et invocations dernières, vous renaîtrez dans la Terre Pure.»

TST TffT A. *^ »*âî '^ Iffi" ^o\g\ comment Wang jeu-hiou s'exprime sur

IBJ k3 XJ -^ ^ ^ #r les pensées-invocations... «Il faut joindre les mains,

W" 3fi Pt M? S^ — ' ^ ^^ tourner vers l'Ouest, puis ||^ invoquer sans in-

/rf> j^ 4, (3 L. 4s^ terruption Amita durant toute une expiration. Ceci

^ * ^î2^o3(M ^ I ^» vaut une des ^ pensées dont le texte parle. Il faut

y^ -i^ L. /^ ainsi /^ivogMer le nom d'Amita durant le temps de

X^ ^Mi -^ï'jbr' J=tj -3^- 10 expii'ations de l'haleine, et on aura satisfait au

>l2>'l7P ' ^»W. ^ Je. précepte des rficc 7je)?sée.9. Mais notez bien que les

S^ h ^ — " 'Ù yf" ^'^ invocations-pensées doivent être faites à la suite.

,jj.. ^ ^ j, yr^ ^p. . Toute interruption volontaire annule l'efficacité.» —

ftL» h ^ I >©> /m, -yj* Et ailleurs «invoquer Amita une fois, éteint tous

'^ ffi^ 3l yS^ "Bc roi ib '^^ péchés. Entre la première concentration du cœur

.^ '^ (pensée), et la dixième, l'œuvre s'achève, l'âme est

?œ9 délivrée des impuretés de la métempsycose, et accueillie dans la Terre Pure.»

Voici quelques échantillons des formules de prières de Wang jeu-Mou. J'appelle l'attention sur l'expression Père-miséricordieux, qui ne se trouve pas dans

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