XIV. Sa fiûcatîon vers Van mille
les vieux textes. Je pense qu'elle jaillissait depuis longtemps des âmes.
Prière initiale d'un adepte quelconque. — «Voici que, i^ invoquant Amita et ^ me recommandant à lui, je mets ma confiance dans la puissance de son nom... Sachant que, de par son vœu, il a pitié de tous ceux qui souffrent, je formule en sa présence mon repentir et mon désir. — Tous les péchés que j'ai commis, et le mauvais karma que j'ai amassé, depuis les temps qui n'ont pas eu de commencement... Toutes mes ignorances, convoitises, révoltes; toutes les fautes que j'ai commises, de corps, de bouche ou en pensée; tout cela je le confesse maintenant avec repentir. "— Et je désire que, à ma dernière heure, soient détruits tous les obstacles qui s'opposeraient à ma renaissance dans la terre heureuse, à ma vision d'Amila face à face.»
Prière initiale d'un moine amidiste. — «Moi, le moine un tel, pour le salut de tous les êtres, je salue et j'invoque le Buddha Amita,.. Daignent sa lumière et sa faveur descendre jusqu'à moi! — Je désire quitter ce monde misérable et renaître dans la Terre Pure, pour y tendre à la perfection de la science, pour y louer et bénir Awi/a. Je me jette dans l'océan de la miséricorde d'Amita, manifestée par| le texte de son vœu salvidqae universel, J'espère que, par la puissance miséricordieuse d'Amila, tous mes péchés seront anéantis. J'espère que, à mon heure dernière, mon intelligence ne sera pas obscurcie par la maladie, mon propos ne défaillira pas par désespoir. J'espère que je pourrai, plongé dans la contemplation, penser à Amita,iomv de son apparition, être pris par la main et conduit à la Terre Pure par lui. »
Hymne d'un Amidiste quelconque, en vers de 7 syllabes. — «Me recommandant au grand Père miséricordieux de la terre heureuse, je me confie résolument et paisiblement à Amita, l'invoquant en préparation de mon heure dernière, espérant que j'obtiendrai alors en dix pensées l'intelligence parfaite, le détachement des cinq impuretés et de tous les liens, de sorte que je puisse passer dans la Terre Pure et habiter chez Amita. »
Autre hymne, en vers de 5 syllabes. — «Je te salue ô Amita, ^^ jjl :/iC M ^ Père très miséricordieux Sauveur du monde,. et d'un cœur absolument vrai et sincère, je te demande de renaître dans la Terre Pure. — Par la vertu de ton vœu et ta grande miséricorde, daigne me délivrer de tous mes liens. Daigne te mirer dans. mon cœur que je l'ouvre, comme la lune se mire dans une eau limpide. »
Le travail de vulgarisation du D"" Wang jeu-hiou, marqué l'arrêt du développement doctrinal de l'Amidisme en Chine. Il n'y avait de fait plus rien à ajouter. — Ce travail complet servit de base à de nombreux traités partiels, qui développèrent l'un ou l'autre point. Enrichi de tout ce que ces traités partiels avaient de bon, le traité général de Wang jeu-hiou fut réédité sous la dynastie mandchoue î^- Ts^ing, en 1825, par les soins du Général chinois fj^ flijj )]}l Tchang cheutch'eng, dévot Amidiste et bon Lettré, sous le titre M 4* M ^ iM la plus courte des voies courtes (pour obtenir le salut). Cet excellent homme n'ajouta rien au sujet qu'il prêcha avec amour et enthousiasme. Mais il insista beaucoup sur ce point, que la dévotion simulée ne suffit pas; que, dans cette voie, la plus facile de toutes qu'est l'Amidisme, ceux dont le cœur reste volontairement mauvais, n'obtiennent absolument rien. Il faut sincérité, vénération, amour, dans les pensées paroles et actions. Tous les Docteurs de l'Amidisme insistent avec force sur ces points.
34 XY. Son introduction au Japon,