Asvaghosha
Texte sanscrit faisant mention de Amida, par ,1|| P,| Alvaghosha, auteur que les critiques chinois situent entre 25 avant et 25 après J.-C. Il se trouve dans le ® fs Bffi sraddhotpada-sàstra, dissertation pour exciter la confiance. Deux traductions chinoises, faites sur l'original
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Ensuite... tout être eucore novice dans la voie de la ferme confiance, est exposé à se décourager, s'il lui échoit de devoir séjourner dans ce monde de la souffrance (habituellement dépourvu de Buddha qui le console). Il pourra lui arriver de craindre qu'il n'ait jamais l'heur de rencontrer aucun Buddha dont il puisse se faire le disciple, que par suite il n'atteindra pas à la pure confiance, et l'envie de reculer surgira peut-être dans son cœur. Or les Buddhas possèdent des moyens victorieux pour affermir la foi de ceux qui les invoquent de tout leur esprit en fonction de leur karma, qui désirent renaître dans une terre de Buddha afin de pouvoir converser avec un Buddha, qui veulent quitter pour toujours les voies de malheur. Les sûlras disent expressément, que quiconque applique toute sa pen^ sée aux vertus exercées et aux désirs formulés jadis par le Buddha Amita de la terre heureuse de l'Ouest, et demande instamment à renaître dans cette terre, obtient d'y renaître en effet et d'y jouir de la vision continuelle de ce Buddha, ce qui assure sa persévérance à tout jamais. La contemplation de la buddhéité de ce Buddha, jointe à des exercices assidus, fera que son séjour y soit durable et qu'il s'y confirme dans son propos.
Nota: Tous les Commentateurs que j'ai pu lire, ont suivi ce texte A, non le texte B, traduction visiblement large et amplifiée.
Ensuite... l'aspirant P'ousa séjournant dans ce monde de la souffrance, spectateur des intempéries des saisons, famines et autres maux; de l'immoralité dominante; des malheureux liés par leurs convoitises craintes et illusions, qui négligent le bien et agissent mal...
devant la généralité de ces maux, l'aspirant P'ousa sent son cœur défaillir, se demande s'il rencontrera un Buddha qui l'instruise, se met à douter qu'il puisse atteindre à la confiance pure de tout mélange, vacille et sent naître en lui l'envie de reculer. Il doit alors penser que tous les Buddhas et les P'ousas des dix espaces ayant obtenu la grande communication transcendante (union dans la buddhéité unique qui est commune à tous), rien ne peut les empêcher de secourir, par toute sorte de moyens, tous les êtres dans la détresse,..
Béconforté par cette pensée, que l'aspirant renouvelle son grand vœu, puis s'applique à demander leur protection aux Buddhas et aux P'ousas. Pour avoir pris cette résolution ferme, dés la fin de sa présente existence il renaîtra certainement dans la terre de quelque Buddha, et là, instruit par ce Buddha et .ses P'ousas, sa confiance deviendra parfaite et il quittera pour toujours les voies de malheur. N'est-il pas dit, en effet, dans ]es sûlras, que si un homme bon ou une femme bonne s'applique entièrement à penser au Buddha Amita de la terre heureuse de l'Ouest, rejette les désirs craintes et illusions, songe à se dévouer au salut de tous les êtres et demande à renaître chez Amita, il ou elle obtiendra certainement de renaître là (la femme étant changée en homme), de voir toujours ce Buddha, de croître dans la foi et la confiance au point que tout retour en arriére lui deviendra impossible. Par l'instruction qu'il recevra là, et la contemplation de la nature des Buddhas (buddhéité), cet être humain progressera peu à peu jusqu'à son terme.
7/. Lokaraksha. 9
En l'an \hl après J -C, un moine buddhiste, j^ ^ Gète de nation, que les Cliiuois appelèrent g: 5I13 ||{ Leou-kia-lch'an (peut-être Lokaraksha), apporta du Touran en Chine, et y traduisit, un manuscrit amidique dont le titre sanscrit ne nous a pas été conservé. La traduction chinoise est intitulée ft)|i ù^ ^ M. fn' *0 ^ ^ Ê: M Discours du Buddha Sàkija, sur l'Illuminé, là' |?, ^ fn ^ dont la terre s'appelle la Pure, ^ f^|^ 5^" ^ fi et dont l'épithète personnelle est rinfini. Ce texte amidique primordial, en style remarquablement bon et clair, ayant joué un rôle important, je vais en donner l'analyse complète.
Mise en scène. — Au Mont des vautours, dans le pays de Râjagriha, le Buddha Sâkya raconte à ses disciples réunis, comme quoi celui qui est maintenant le Buddha Amita^ fut jadis le moine Dhai'mâkara, et fit comme tel, en 24 articles, le vœu ou serment de faire aussi bien, et mieux, que tous les Buddhas du passé. Depuis lors, dit le Buddha Sâkya, il a obtenu le fruit de son vœu, est devenu Buddha, trône dans la Terre de l'Ouest, et jouit d'un droit de préséance sur les autres Buddhas et leurs domaines, son vœu ayant spécifié jadis que telle était précisément sa prétention. Or d'après la doctrine mahayaniste, ce vœu produisit un karma qui affecta la huddhéilé universelle, et la loi du karma étant inéluctable, les autres Buddhas n'eurent qu'à accepter cette situation. — Voici les points principaux de ce vœu, document fondamental de l'Amidisme, dont vous trouverez le texte chinois complet, version de Lokaraksha, en appendice, à la fin de ce volume.
«Je veux que, dans mon futur fi)j', ^ domaine de Buddha, tous soient exempts de la métempsycose et à l'abri des voies pénales. — Je veux que tous aient des corps de même condition (sexe masculin), couleur d'or, rayonnants. — Tous connaîtront exactement toute la longue histoire de leurs existences successives passées. - Tous pénétreront à volonté toutes choses, le karma de tous les êtres, le secret de tous les cœurs. — Tous auront le pouvoir de se transporter à travers les espaces, comme en volant. — Tous seront dispensés de ^ |^ IJi^ ^ Vextinction du nirvana (c'est-à-dire qu'ils ne seront pas contraints, quand ils auront acquis la science des Buddhas, de renaître encore une fois sur la terre et d'y passer comme Buddhas prêcheurs une dernière vie, après laquelle ils seront nirvânés; mais ils pourront, s'ils le préfèrent, rester dans la terre d'Amita, ou aller habiter dans la terre de quelque autre Buddha, comme j^^ j^* f^ pratyéka buddhas contemplatifs ou bienfaisants). — Tous mes contemplatifs communiqueront mentalement, dans leurs contemplations, avec les contemplatifs dé toutes les terres des dix régions de l'espace, ^ 1^ — t^^ tous étant unis par cette contemplation commune (de la buddhéilé qui est unique). —Je veux que ^ ^ B^ mon rayonnement personnel pénètre tous les lieux sans exception, consolant et attirant tous les êtres. — Qu'aucun être, quel qu'il soit, 1^ ||^ ft ^P ft n'arrive jamais à calculer le temps que durera ma vie (ma gloire), laquelle sera (ou doit être censée devoir être) ^iif; ^ ^ illimitée. — Que mon nom soit connu dans toutes les terres de l'univers. Que tous les Buddhas de ces terres et tous leurs disciples, exaltent ma vertu et envient le bonheur des miens. Et que le désir de renaître chez moi,, soit permis à tous. — Que, dans toutes les terres des Buddhas, '^ f^ ^
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^ ceux qui marchent dans la voie des P'ousas, *^ f^: ^^ -(^ '^ ^g» s'ils se sentent épris de mon cœur pur, puissent renaître chez moi s'ils le désirent. Je volerai vers eux pour les quérir en personne, et les ramènerai dans ma terre pour y renaître ^Mff M :t.,î\i M^^ M' — Enfin (article i9), dans les terres