‹ Amidisme chinois et japonais [microform]Chapitre 5 sur 20 · III. Nâgdrjuna · texte numérisé non relu

III. Nâgdrjuna

Suit une explication assez confuse des trois catégories H ^ 6t des neuf degrés ji pjj T de la transformation îH -IjI- 4' jRj ^ P^'' renaissance dans un lotus, dans la terre d'Amita. C'est le Buddlia Sàkya qui explique la chose au P'ousa 4yî7û(( le futur Buddha Mcu^ré/ya)- Nous l'etrouverons cette explication, plus claire, dans le texte VIH. Pour le moment notons seulement et retenons que, dans le présent 8Ûtra, le plus vieux de tous les sûtras amidiques chinois qui soit parvenu jusqu'à nous, il est dit que les gens du monde qui ne peuvent pas faire davantage, obtiendront de renaître dans la terre d'Amita, si, pendant 10 jours et 10 nuits de suite + + ?^ ^i j9 le» '^^ ^^^ désiré cette renaissance. Puis il est dit que, pour ceux qui ne disposant pas de dix jours, auront désiré — Q — ?^ yï" B( S ^' tout d'une haleine pendant un jour et une nuit, obtiendront la même faveur. On insinue que les œuvres charitables et les exercices ascétiques, assurent la certitude de la l'enaissance désirée. Mais II n'est pas dit que cette renaissance soit accordée, pour une seule invocation, faite in extremis, à un homme chargé de péchés.

Conclusion: Tout, en ce monde, if' :^ "^ "fii" ^ '^ 6st suite d'un karma. Ce mot désigne la loi naturelle, inéluctable, inexorable, qui régit tout ce qui existe entre le ciel et la terre 5c Jife ^ Ib1 © ^^ '^ :^» 'o' universelle dont l'origine est un mystère. Tout ce qui arrive, est rétribution, sanction, expiation. Chaque âme ^ fip est poussée par son karma propre, réincarnée pour chaque existence nouvelle ^ 'ijfî en fonction de ce karma propre. Quiconque désire sortir de la succession indéfinie des décès et des naissances, n'a d'autre ressource pratique que de profiter de son état actuel d'homme raisonnable, pour demander à renaître chez Amita, y recevoir l'inlruction complète et y attendre l'état stable de Buddha. Car, dans les voies inférieures (infernales, animales), l'âme est trop somnolente pour pouvoir concevoir et formuler ce désir. C'est durant l'état de veille d'une vie humaine, qu'il faut se sauver de la roue, parla demande sincère de renaître chez Amita.

Texte sanscrit faisant mention d'Amita, par f| i^ Nâgârjuna, que les Buddhistes chinois placent à la fin du deuxième, mais qui vécut encore fort avant dans le troisième siècle. 11 se trouve dans la -p Q |H][; ^ v'ij; |^ damhhûmivibhâshà-sàstra, dissei'tation sur les terres des Buddhas des dix régions, leur culte, etc.. section 5, chapitre 9. Traduction chinoise faite sur l'original, en l'an 405, par -Jî ^ Kumâra'jîva.

D'après ce texte, clair et explicite, les candidats au degré de P'ousa doivent invoquer les Buddhas des dix régions, suitout pour obtenir de ne pas retourner en ^ yK 'M 'i^''^ arrière, de ne [)as se di'iconrager, de persévérer dans

L\ ^^ .j^ A^'^^iSÉ, /-lîj ''^^'' l*''0P'^''^- ~ " ^'^^^^ invoquer tous les Buddhas...

v^J Sm l*b -ri* ns r-M^i et parmi eux Amita... dont la /en-e heureuse est

11^ ^ ^ -[If ^ J^ji située dans la. région occidentale de l'espace, et

yj# ^ g- n n dont le nom complet est Amitàbha (lumière in-,

,. ' finie)... Il s'appelle aussi Aynitàyus (vie il-

r-^0 limitée). — Il faut invoquer son nom, de bouche...

42 77. Tcheu-kHen.

^^^ ^5 Tandis qu'on invoque son nom de bouche, il faut se

.\^ ^ reconimander à lui de tout cœur. — Actuellement,

u ^La^a dans les terres pures des dix régions de l'espace,

^lyjWlW' tous (les êtres qui les habitent) invoquent le nom

Ifr ^»"^ W ^ 1ê ^^ ^^ recommandent à la puissance du Buddha

"^ Rf 3ffi Rl& fîH/ ^ Amila (qui a fait vœu de sauver tous les êtres,

>u> 4 im \ fu \A ^v* même les moins avancés dans la voie du bien).

^ A MfÈ'f^ J'extrais de la gâtha (hymne) qui résume le

^ y^^ ^ nX ^^^^^ ^" prose, les versets suivants: nJL est promis

'u^ >Ë^ P^J 5ra Hb que, à ceux qui aspirent à devenir Buddhas et qui

i8 B$ 7jf ^ ^0 invoquent de cœur Amita, celui-ci apparaîtra visi-

"% ^ ^ ^9 ^ blement en son temps (à l'article de la mort). Je

^jf^ MU -Jr- Igs -fi confie donc mon sort à ce Buddha, m'appuyant sur

'wC ]A^ 4^ m\ yJa la puissance de son vœu (c'est-à-dire je demande à

^ A @ ^ ^îP renaître dans sa terre). — Il faut pour cela con-

S Hi! S -^ p« ^ance et pureté parfaites. Même pour ceux qui ont

^ ^IJ ^ /f» p3o bien vécu, tant qu'il leur restera quelque doute

fa 'ù* ^ i^ ^ (incréduiilé), le lotus (qui a reçu leur âme à la

^ SI ^4lJ '^ 'f^ mort) ne s'ouvrira pas (retiendra leur âme captive).

Pour ceux-là seuls qui sont pleins de foi et tout à

(-p jï IUlt ^ ]^ ïîfl fait purs, la fleur s'ouvre et la vision du Buddha (de

r~\ ^ <^r or r\ J3, '^ buddhéité) commence.

Entre les années 5:30-240 après J -C, à l'époque des "^ ^ Trois Royaumes, un laïque buddhiste d'origine touranienne ^ ^ f^ ^* |g que les Chinois appellent Tcheu- hHen "^ ^, produisit à Nankin où il était ministre du roi de ^ Ou, un opuscule qui porte le nom de fijf, f^ IH^j 5^ pt; W. sûtra sur Amila narré par le Buddha Sàkya.

Tcheu-kHen a-t-il retraduit le texte sanscrit traduit par Lokaraksha (II), ou a-l-il simplement arrangé la traduction ûeLokaraksha à sa manière, à la manière d'un mondain, quelque peu sceptique et désireux de ne pas choquer?., je n'ose trancher cette question, mais penche pour l'arrangement. En tout cas le fond du récit est identique au fond de celui de Lokarakslia.

Même mise en scène. ~ Le Buddha b^âkya adresse son discours à une assemblée de douze mille moines (sic). D'un bout à l'autre du sulra, celui dont il est parlé, est appelé ^ f.if P|l; §\^ le Buddha Infini; jamais ^|ff. f|; ]fi ^^ [.'jj', le Buddha Pureté infinie, l'appellalif employé dans le texte de Lokarakslia. — Son vœu, en 24 articles mis dans un ordre logique meilleur, est énoncé tout au long. — La terre de l'Ouest est un lieu de refuge universel, enveloppé de mystère. Personne

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