IX. Tcheu-k'ai
loua, le recommanda, l'année même 424 où il fut publié. Je cueille dans cette inl(»f WÊ l^tT Yr'l^ -Jh ^ ^ troduclion la strophe suivante, bien [)lus nette que
le texte en prose: crLa miséricorde, la puissance, la ^ Jj ^Wi ii ® ^9 majpsté du Buddha Amita, ne sauraient être trop
-Kp ^ ' ^ 4P " -^^ exallées. Par une seule invocation de son nom, par
tW* iri ^ ÂL. ^u>» une seule pensée à lui adressée, tous les pécliés de /^ ~)r i® it) -JP "^ fê^o toutes les existences précédentes sont délruits.»
On voit que le texte de /iiâ/ayasas qui est clair quant au salut facile par la renaissance chez Amila, est obscur quant à la condition minima posée à ce salut par Amila. Nous verrons, dans tous les numéros suivants, cette condition diversement formulée et àprement disculée.
Vers la fin du 6<2 siècle après J.-C , le moine ^ i^ Tclieu-k^ai, l'illustre inventeur du syncrétisme buddhiste chinois dit 5C "a Tien-l'ai, écrivit divers opuscules sur l'Amidisme. — Et d'abord son jlnj j^ (î]g |^ ^ %^ sùira sur Amila annoté, texte de Kumâra-jîva (VI), qu'il reconnut être fijj', ■= parole du }3uddlia Sâkya, authentique et faisant loi. — Puis le texte f| ^ g; .^ §', g ÛÈ W ^ ® SM/ra sur la contemplation du Buddha Amilàyus, de Kàlayasas (VIll), commenté et annoté. — Dans ce dernier ouvrage, expliquant le neuvième
degré, celui du pécheur mourant incapable de ^re. , r=, i ,„ -^ , , produire aucun acte mental, Tclieu-k'ai s'expri-
tT™ HfîF -ra" ■^^ {nV "^f^ i/^ -
W- ^HV M w l"p ^J^ 'J^ me ainsi: «Celui qui aura invoqué le Buddha
-4-' -^ ^ ÉÈi /I^A ;I;H ^ Amilâijus durant le lemps de dix pensées, celui
2a -i-a. y^ -f=- y<x ^^^^^ '® '•"^" P''<^'Po^ '^'^'■^^ <Ju''6 '<^ temps de dix
3Ë 7/^ I ^â>*^ ' '2» pensées, ou dont W7?e seule pensée aura pleine-
f/JC ^ OU 'f-f^ ^-T' ^ îneiif abouli, celui-là obtiendra aussitôt sa re-
' naissance. ».. C'est là du malidyâna parfaitement
correct. Car — ^. une seule pensée sincère transformant l'être du tout au tout, tous ses péchés et tout son karma cessent d'être. Cela en vertu « f^i ^ij ^^ de la féroce (sic) ardeur de cette àme pour son salut, qui la projette toute entière dans le sein d'Amila; comme ceux qui, dans une bataille, se jettent à corps perdu dans la mêlée, parce qu'il s'agit pour eux de vaincre ou de périr. ».. Sur la parole du Biiûûim Sdkija^ ce pécheur espère renaître dans la Terre Pure i^ f, ^ -^ % }^ -^i ± ^ >i5»o 0'" 'es pires pécheurs qui espèrent en lui, de [)ar son vœu, le Buddha Amila n'en rejette aucun
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3iais le plus grand service que Tcheu-k'ai rendit à l'Amidisme discuté et combattu, ce fut la composition, en 594, trois ans avant sa mort (597), de son court mais substantiel traité l^( ± f ^ f^ sur dix questions relatives à la Terre Pure, traité qui resta classique et fut souvent commenté depuis. Voici l'analyse complète de cet opuscule. Ne pas oublier que Tcfieu-k'ai est un Syncrétiste dévot à Amila, non un Amidiste pur.
'1 — Il y a deux catégories de P'ousas... Les contemplatifs qui, une fois reçus dans une terre de Buddha, ne demandent qu'à y rester, comme pratyèka bud-
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dhas... et les actifs qui, une fols formés, demandent à renaître en ce bas monde, pour s'y dévouer au salut des âmes, comme Buddhas prêcheurs.
2 — Toutes les âmes qui demandent à renaître chez Amila, sont poussées à cette demande par leur bon karma. La chose est comprise dans leur destinée, ayant été méritée par des bonnes actions précédentes. — Et toutes les âmes qui par ignorance n'ont pas cette idée, ou qui par endurcissement la repoussent quand elle leur est suggérée, agissent ainsi en fonction d'un mauvais karma latent en elles, peine de péchés commis dans le passé,
3 — En vantant spécialement la terre d'Amita, le Buddha Sàkya n'a pas voulu déprécier la terre d'aucun autre Buddha. Il l'a fait, pour que, l'objet proposé étant plus concret, fût plus saisissant. Tout ce qu'il a dit de la Terre Pure, vaut
des autres terres de Buddhas. Car la
^ Krj sfe /Jb â» an M. . Yrjj' "^^ autres terres ue tjuuunas. L,ar la
WmW^W^ ' W buddhéité étant une et universelle,
Mo ^~^i^\^ 6|] '^^i^k-~' tous les Buddhas sont un Buddha. Et
irrt x-Mi An , /fj}[r JtJk â» M toutes les apparences étant irréelles,
JJ \y]i B|J Wo iZ? ;^ iw: ^ |g renaissance est aussi irréelle
iT.o H )\:^ M~^ ^i yh% (panthéisme Cien-Vai)... Telle l'ima-
^ ïnj p ja^ An ^, a ^^ ge de la lune reflétée par mille élangs.
-^ ^ ^-^ ' ' ^"-^^ La lune réelle est unique, ses images
J^ ^ .Ho ^ ^ '^ ^0^ irréelles sont nombreuses... Toutes les
ydx ^ it apparences étant vides, il n'y a, en réa-
^ iVh tsLo jjl^^^ pyg ^g renaissance.
4 - Outre que se recommander à Amila est simple et facile, c'est aussi plus sûr. Parce que, de par son vœu, lequel a produit un karma qui le pousse maintenant irrésistiblement, Amila est tenu de répondre à tout être qui l'invoque. Bien plus m Jf pt t,,^ jlt it ^ ^À B '^ ^.TT il i' de par son vœu, il est tenu tout spécialement à l'égard des pires pécheurs. Les autres Buddhas paraissent n'accepter chez eux que du hean monde. Lui est tenu à accepter quiconque lui demande rhospilalité sincèrement.
5 [)e sorte que, en définitive, il y a, pour le salut, deux espèces de karma ~. ffli Wi-" '^ (destinée de faire .«^on salut g ;;f; par ses propres efforts, la voie longue et pénible ii.| ^ de l'ascétisme... et le salut \^ ■)■} par l'aide d'un autre, opéré {^ |)ii] S pt* % :J^ fj;. M 1J ^" s'appuyant sur le vœu si miséricordieux du Buddha Amila, par le moyen du ^ f|i {nieh foiio, en japonais nemhiUsu) recours à lui uniquement. - Que les uns doivent marcher par l'une, et les autres par l'autre de ces deux voies, c'est karma, sanction méritée. Qu'à l'un soit révélé le nom d'Amila et soit inspirée la volonté de l'invoquer, et pas à l'autre, c'est suite de mérite ou démérite antérieur. Personne n'a le droit de discuter la loi universelle du karma, infailliblement juste et absolument inéluctable.
6 — Comment se fait-il que les êtres les plus imparfaits, les plus changeants, les plus volages, une fois renés chez Amita, se convertissent à fond, persévèrent, et par suite échappent définitivement aux voies de malheur?.. Cela vient, 1 du vœu d'Amita, qui a voulu et obtenu cela. La persévérance est pour les êtres qui peuplent sa terre, une sorte de nécessité... ? c'est elfet de sa lumière qui les éclaire sans cesse, les garantissant de tout faux pas... 3 c'est effet du murmure des vents et des eaux de la Terre Pure, qui redisent sans cesse à leurs oreilles: partout ailleurs, tout est =g douleur, tout est ^ vanité... 4 à cause de la bonne compagnie; pas de femmes, pas de méchants, pas de démons, donc pas de tentations... 5 par suite de l'instruction coatiuuellement doanée par les deux. P'ousas