CHAOS AUOMRAZ RE 0 OS
On conçoit que, dans ces conditions, l’aldéhyde formique devienne un agent de méthylation plus énergique que l'alcool méthylique employé directement. Pour en donner une idée, si l’on prend l'équation de transformation de l’ammoniaque en triméthylamine, transformation si facilement réalisable avec l’aldéhyde formique, on trouve
que
9CH?0 diss. + 2 Az H# CI diss.
= 3 CO? gaz. + 2 Az(CH3). H Cl diss. + 3 H20 liq.
dégage 105%, 9, soit 21,95 par molécule d’ammoniaque transformée ; tandis que la même transformation, à partir de l'alcool méthylique suivant léquation
3CH*O diss. + Az H3 CI diss.— Az(CH3}5, H Cl diss. + 3H20 liq.,
ne dégage que 31,6 (1).
Enfin, l'hypothèse de la formation d’aldéhyde formique
() À partir de l'alcool pur liquide et du sel ammoniac solide, on aurait, en supposant que l’eau dissolve le chlorhydrate de triméthylamine, un chiffre un peu plus élevé, 61 environ, La chaleur de dissolution du chlorhydrate de triméthylamine est d’ailleurs très faible : ofal” à,
AMINES ET AMIDES DÉRIVÉS DES ALDÉHYDES. O9
à parur de l’acide carbonique, sous l'influence de la lumière solaire, selon l'équation suivante :
CO? diss. + H20 liq. = CH20 diss. + O?,
exige une absorption de 128%!,9. C’est un chiffre énorme, agrandi par la faible chaleur de formation de CH20. Mais cette hypothèse comporte avec elle une conséquence certainement intéressante : c’est que la molécule carbonée possède alors une énergie de réactions susceptible de se dépenser ensuite dans les multiples transformations qu’elle est appelée à subir : formation de sucre, d’alcool méthylique, d’acide formique, de dérivés méthylés, etc., transformations qui seront toutes exothermiques.
J'ai donné ces valeurs au cours des pages précédentes.
En un mot, la radiation solaire amène la molécule carbonée au potentiel le plus élevé, de sorte que le végétal n’a plus qu’à profiter de l’énergie accumulée sous forme d’aldéhyde formique, pour former les éléments de ses tissus.
Je ne fais que signaler ces considérations, l’existence de l’aldéhyde formique dans les végétaux, même comme terme de passage, n’élant encore, à l'heure actuelle, qu’une hypothèse séduisante.