CHAPITRE I
BASES QUINOLÉIQUES.
Les bases quinoléiques se préparent, en général, par l’action d’un aldéhyde, d’un acétone, ou de toute autre substance pouvant donner naissance à ces deux fonctions,
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sur une amine aromatique primaire; l’équation génératrice peut s'écrire de la façon suivante :
aldéhyde
ou acétone — base quinoléique + mH20 + (H2)1°%0,
Amine aromatique + 7
L'hydrogène ne se dégage jamais : il réagit, soit sur la base quinoléique pour former un hydrure, soit sur le corps aldéhydique ou acétonique. De plus, tandis que dans les réactions précédemment étudiées l’élimination d’eau se faisait rigoureusement entre la fonction aldéhydique et la fonction azotée, dans la formation des bases quinoléiques, l'élimination d’eau peut porter non seulement sur l’'hydrogène ammoniacal, mais encore sur de l’hydrogène attaché à du carbone.
Je me suis, conformément aux idées développées dans l'introduction, attaché à l’étude de cette réaction au point de vue thermochimique, et je me suis adressé à cet effet aux quinoléines ordinaire et iso, à la quinaldine, qui est l’a-méthylquinoléine, et à leurs tétrahydrures. J’ai également étudié les chlorhydrates de ces bases. J'ai dû, pour la commodité du sujet, faire deux Chapitres, l’un consacré aux bases quinoléiques, l’autre à l’isoquinoléine et à son hydrure.
Quinoléine C'HTAz. — J'ai étudié la base extraite du goudron et la base synthétique.
La -quinoléine du goudron, rectifiée soigneusement, bouillait à 237° fixe; elle a dégagé par gramme
re) Don 7; 86842, 6: 8707", se
La quinoléine synthétique parfaitement pure bouillait à 236°; elle a dégagé par gramme 83072, 3.
La presque identité de tous ces chiffres montre que la base du goudron avait été suffisamment bien rectifiée. Je prendrai, pour chaleur de] combustion, la moyenne des
chiffres, soit 8500°%!,3, ce qui donne :
1 Cal Chaleur de combustion à vol. const....... I129 ,3
» à pression const.,. 1123,0
d’où, pour chaleur de formation :
C++ H7+ Az = COHTAzlig,... — 3a041, 8
Tétrahydroquinoléine CH Az. — Point d'ébullition fixe à 248° sous 552""; s’est solidifiée quelques jours après. Elle a donné pour chaleur de combustion de 1#, sous
forme liquide :
al “ 7) 9 9221%,1, 9234%,7, 9210%!,0, 9223%,4; moyenne 9222%!,3,
soit, pour 1 mol. — 1335 à l’état liquide :
Cal Chaleur de combustion à volume constant.... 1226,56
» à pression constante.. 1227,8 GhaleurideMoimation tee etre 7 + 0,4
CH=—CH Quinaldineoua-méthylquinoléine CH |
Ar— CG CH?
— Formée par l’action du paraldéhyde sur l’aniline en milieu chlorhydrique. Dépouillée le plus possible des portions supérieures, c’est-à-dire des hydrures qui prennent naissance en même temps dans la réaction formatrice, la quinaldine employée bouillait à 246°-248°; son analyse et celle de son chlorhydrate ont fourni des chiffres très bons à l’analyse; le chlorhydrate, entre autres, ne se colorait pas en vert par l’action de l’azotate d’argent en présence d’acide azotique (on sait que les oxydants colorent
les hydroquinoléines en vert). Elle a donné par gramme :
8990%!,4, Sogi%,o et go03*,3; en moyenne 8994°%,9, M. D. 10
140 M. DELÉPINE.
soit, pour 1 mol. — 1435", à l’état liquide : Cal Chaleur de combustion à volume constant.... 1286,27 » à pression constante... 1287,25 Chaleur de TORMaAUON MANN EE ECC Pre —33,79
2 CES (CH Tétrahydroquinaldine CS H' . — Az H — CH.CH°
Bouillant à 253° ; l’analyse a donné :
Trouvé Calculé
pour 100. pour 100.
CREER MEME RES Cv 81,55 81,63 HOES on Nee 8,82 8,81
Sa combustion a dégagé par gramme :
g403%!,1 et 9380°!,0, en moyenne 9391%*,6;
d’où l’on déduit, pour 1 molécule C'0H'3 Az liq. = 1455":
Cal Chaleur de combustion à volume constant.... 1380,56 » à pression constante... 1382,1 Chaleur deformation RP EEE P EE + 9,4 Chlorhydrates. — La quinoléine absorbe l’eau dans
la proportion de 1,5 H?0O pour C’H7Az; elle se dissout dans l’eau dans la proportion de 6 pour 1000 environ; j'ai mesuré non seulement la chaleur de saturation de la quinoléine liquide par HCÏ, mais aussi celle de son hydrate et de sa solution aqueuse. Le Tableau suivant résume ces expériences, ainsi que celles relatives aux trois autres bases; chacun des chiffres est la moyenne, concordant à o(4l,1 près, de deux ou trois déterminations faites à 10°. J'y ai joint, à titre de comparaison, les données relatives
à l’aniline.
ALDEHYDES.