‹ Amines Et Amides Dérivés Des AldéhydesChapitre 42 sur 53 · TT · texte numérisé non relu

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Si l’on compare les données relatives aux divers sels, on constate le plus grand parallélisme avec le chlorh ydrate d’aniline., Si les chaleurs de saturation des bases liquides par HCI dissous diffèrent quelque peu, la troisième colonne, au contraire, contient des chiffres presque égaux. L’addition d’un deuxième HCI ne produit avec les bases quinoléiques qu’un effet insignifiant dont la valeur absolue n’est pas déterminable rigoureusement; les anilines donnent le plus souvent un dégagement de chaleur supplémentaire considérable.

En ce qui concerne la quinoléine qui, seule, a été étudiée dans ses rapports avec l’eau, on tire des nombres

précédents :

CHHTAZ lg. + Eau = CC HTAZ diss e 1-0e0 DAMES CHrAz big, +1,5H20 lig. = COHTAz.1,5H20lig... + 14,23 C9H7Az.15,5H20 liq. + eau = C°H7Az 1e Abe arai 1200008

La valeur absolue de ce dernier chiffre ne saurait être garantie, mais son signe me paraît certain; quant à l’hydrate, sa faible chaleur de formation répond bien à son instabilité : la chaleur de la main suffit à le troubler.

Examinons maintenant quelques réactions calculables relatives aux synthèses des bases quinoléiques.

En formulant la synthèse de la quinoléine par la méthode de Skraup, on a :

CSH7 Az liq. + CSH805liq. = C9? H7 Az liq. + 3H20 liq. + H2..... + 23(al, 7 Aniline. Glycérine. Quinoléine.

On peut négliger l’action de l'acide sulfurique en tant qu’acide, car la chaleur de formation du sel quinoléique serait voisine de celle du sel d’aniline.

La synthèse au moyen de l’o.-toluidine et du glyoxal

donne :

CH (1) OCH CH LE ) OCH diss.

—— — mn —

Az H? liq. (2

o.-toluidine. Glyoxal.

> CH = CH GE | + 2H20 liq Az = CH liq.

A" Quinoléine.

Enfin, la synthèse de la quinaldine donne :

C5 H Az liq. + 2(C2H4O } liq. = Ci9H°Azliq.+ 2H20 liq.+ H2.. + 40,4;

en

ER

Auiline. Paraldéhyde. Quinaldine.

mais, si l’on tient compte de ce fait réel que l'hydrogène ne se dégage pas, mais se fixe sur la quinaldine, on aura :

2C6H7Azliq.+ #(C2H+0}liq.

= Ci0H9Azliq.+ Ci0H13 42 liq. +4H20liqg.. +2 x 25%!1,9

Quinaldine. Hydroquinaldine.

et ainsi de suite; on pourrait multiplier les exemples. Ce qu'il importe de retenir, c’est qu'il se produit, dans tous les cas, un dégagement de chaleur considérable, comparable, pour chaque molécule d’amine entrée en jeu, à celui qui se produit dans la formation des glyoxalidines et à propos duquel on pourrait reproduire les arguments que j'ai développés sur l’impossibilité d’hydrater ces bases, impossibilité qui apparaîtra encore ici plus absolue si l’on observe que la présence d’acides ne modifie pas d’une manière sensible la chaleur dégagée, puisque la chaleur de saturation de laniline génératrice est fort voisine de celle des bases quinoléiques; cette valeur est bien plus rapprochée que celle de l’ammoniaque et des glyoxalidines et se trouve même surpassée avec les quinaldines. D'autre part, si l’on considère que c’est l’eau for-

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mée qui emporte toute la chaleur dégagée, on s’expliquera la petitesse des chaleurs de formation des bases quinoléiques, leur polymérisation possible, leur aptitude à donner des produits d’addition, et, en quelque sorte, leur rôle de radical.

En particulier, la fixation de l’hydrogène est passable-

ment exothermique; on a

C9 H° Az liq. + 2 H? gaz. = C° H11 Az liq...... Ed 10 0 C10 HS Az liq.+ 2 H? gaz.= C10H13 Azliq....: +2 x 210,5

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