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194 M. DELÉPINE.
De ces données-on tire d’abord, pour chaleur de fusion approchée de l’isoquinoléine, abstraction faite de la différence inconnue due aux chaleurs spécifiques à l’état liquide et à l’état solide : — F —1%!1,34 et pour chaleur d'hydratation 0 %!,94; pour chaleur de dissolution de l’hydroisoquinoléine + 31, valeur que j'ai retrouvée par une détermination directe.
Le déplacement de l’isoquinoléine dans son chlorhydrate par la potasse a donné, à 20°, 8%; si l’isoquinoléine était déplacée à l’étatanhydre, on aurait 13,6 —6,35 — FRE celle opération montre que la base est bien déplacée sous
forme d’hydrate; la valeur calculée serait P19,6—5;,41— 8%,9;
fe faible écart avec expérience vient probablement de ce fait que l’hydrate se dissout partiellement en absorbant de la chaleur (comme pour la quinoléine).
Nous pouvons encore tirer d’autres conséquences ; pour la chaleur de formation de l’isoquinoléine liquide, on a — 33,5 — 1,34 — — 34€%!,84, nombre fort voisin de celui obtenu pour la quinoléine (— 321,8); le paralléhsme existe également dans les sels; par contre, l’hydrogénation dégage sensiblement plus de chaleur :
(iso) CH7Azliq.+ 2H? gaz.— C°HUAzlig.. 2 x 230,5,
au lieu de 2 x 161,6; mais c’est surtout dans les sels que se manifeste une profonde divergence entre les hydrures des deux bases. Tandis que l’'hydroquinoléine se rapproche tout à fait des anilines, l’hydroisoquinoléine montre d’étroites affinités avec les bases fortes comme la benzylamine. Ce sont des résultats très importants que l’on peut faire apparaître en comparant les formules de l’'hydroquinoléine et de la méthylamine, d’une part, et celles de Phy-
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droquinoléine et de la benzylamine, d'autre part :
H CHE AA H Je Nc CSH: | CSHe 3 HR ch D RL roc 74e Re PARA.
Co | Co H | DATES Ne A A hoinc,
La différence entre les deux termes de chaque groupe réside dans la substitution de — CH? — CH? à —H, H—; les premiers sont des anilines substiluées et en possèdent la basicité faible; les seconds sont des benzylamines, bases fortes.
De plus, de même que la chaleur de formation de la benzylamine (+ 2,0) dépasse celle de la méthylaniline (— 3,4), de même celle de l’hydroisoquinoléine (+ 13,2) surpasse celle de l’hydroquinoléine (+0, 4).
Ces résultats montrent jusqu’à quel point il est possible d’uuliser les données thermochimiques pour l’étude des fonctions des corps.