‹ AminteChapitre 18 sur 90 · LXXVIII PREFACE · texte numérisé non relu

LXXVIII PREFACE

gile, Dante ou Pétrarque, il sait aussi discuter les préceptes d'Arislote, il s'appuie même sur Démétrius de Phalère , et sur deux critiques alors pleins d'autorité. Stelvetro et Piccolomini. Il prouve à son tour que la Jérusalem est une véritable épopée par la grandeur du sujet et l'emploi du merveilleux , et il discute avec le même soin tous les points en litige. Il n'est pas moins scrupuleux sur les questions historiques ; il se justifie en citant Guillaume de Tyr et les chroniqueurs ; enfin il lutte pied à pied, défendant son œuvre, cédant aussi quelque/ois avec une complaisance qui nous surprend. Son attention porte jusque sur les moindres détails, un mot douteux, une rime contestée; enfin il reconnaît lui-même que son style est quelquefois défectueux , qu'il n'a pas celte forte suite que donne V enchaînement des idées, et aussi l'esprit de système; il va ainsi audevant du reproche que devait lui faire avec tout l'emportement de sa passion pour Aristote l'illustre Galilée, quand il voulait ne voir dans son style qu'une œuvre de marqueterie. Le Tasse, il est vrai, se console

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