‹ Ammalat-BegChapitre 7 sur 12 · LA VOIX · texte numérisé non relu

LA VOIX

Ne verse pas des larmes vaincs,

0 ma mère, je meurs vengé.

Ton lait, en coulant dans mes veines.

En sang de lion s'est changé.

Jamais ton fils, dans la mêlée,

N'a de la crainte échevelée

Ecouté le lâche conseil.

11 tombe les mains sans entraves ;

Et c'est sur la terre des braves,

Qu'il dort de son dernier sommeil.

Pure elle est, mais bientôt tarie L'eau qui vient des monts au printemps; Brillante elle est pour la prairie, L'aurore à la robe fleurie :

Mais elle dure peu d'instants.

Frères, faisons notre prière, Car nous passons à notre tour, Taris comme l'eau printanière, Eteints comme l'aube du jour.

Mais nous aurons, dans notre rage, Passé du moins comme l'orage, Qui rougit le ciel en passant ; Et qui, sur les fleurs ou le sable, Laisse une trace ineffaçable De feu, de fumée et de sang.

I W AMMALAT-IiF.G

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