CHŒUR
Gloire il nous! Iiontoaux ennemis!
Plutôt être morts ([ue soumis.
l-'rappés de la gramleurdu tableau qu'ilsavaieiil (levant les yeux, les Cosaques et les chasseurs écoulèrenl avec rcspcci ce chant de mort de douze cents braves.
Enfin, le signal fut donne : un terrible hourra retentit dans les rangs des Russes.
Les Tchetchens répondirent par un silence de mort.
Mais, au moment où les Russes n'étaient plus qu'à vingt pas d'eux, ils se levèrent : chacun ajusta son homme, et au mot Feu! prononcé par Djemboulat et Ammalat-Reg, une ceinture de flammes enveloppa les assiégés.
Puis, brisant son fusil, chacun poussa son cri de guerre en tirant de la main droite la schaska, de la gauche le kandjar.
Trois fois les .Russes abordèrent la sanglante fortification, trois fois ils furent repoussés.
Une quatrième fois ils se réunirent pour un
suprême effort; pendant dix minutes encore, on vit comme un immense serpent se tordant en cercle, sabres et kandjars simulant les écailles et jetant des éclairs.
Enfin, le gigantesque reptile fut rompu en deux ou trois tronçons. La mêlée devint terrible. La lutte s'établit corps à corps. Une pluie de sang jaillit au milieu des imprécations et des hurlements de mort.
Les abrecks, pour ne pas se diviser dans le combat, s'étaient liés les uns aux autres avec leurs ceintures. Nul ne demandant merci, aucun ne fit quartier.
Tout tomba sous les baïonnettes russes.
Un petit groupe était resté debout et résistait encore.
Au milieu de ce groupe, comme deux Titans, luttaient Djemboulat et Ammalat-Beg.
Un instant, les Russes reculèrent devant cette défense désespérée et firent un vide.
— En avant ! cria Djemboulat en se faisant assaillant pour la dernière fois. En avant, Ammalat- Beg ! La mort, c'est la liberté.
Mais Anmialat-Beg ne pouvait plus entendre le
I4i ammalat-heg
siiprênie !i|i|tcl du cliof Iclielclieii. Un coup de crosse sur la lêle l'avait «5lcndu évanoui sur la terre, couverte de morts, trempée de sang.
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