‹ Amour de philosopheChapitre 2 sur 194 · Kllc parut en · texte numérisé non relu

Kllc parut en

2. Fernand Maury : Élude sur la vie et les œuvres de Bernardin de Saint-Pierre, 1892, Paris, Hachette.

sur son métier à tapisserie : les cheveux fins, le visage enfantin et charnu, le front uni, les yeux bleus, longs, très espacés et caressants, le petit nez aux narines écartées et ouvertes, la bouche à peine malicieuse, le menton partagé d'une large fossette, le cou noyé dans des lignes flottantes'.... » M. Maury a fait là deux portraits, l'un physique, l'autre moral, en lesquels je ne veux pas croire^. L'auteur, se souvenant sans doute que la jeune femme était morte poitrinaire, a dû la rêver semblable à la maîtresse de Lamartine, avec un front très pâle et de « beaux yeux battus » ; il a vu son visage, flatté lui semble-t-il, sur une miniature, au travers dune petite glace, dans un cadre léger, et les traits se sont affinés, se sont fondus, se sont émaciés, dans la douceur des pâtes, sur la tonalité très neutre d'un vieil ivoire jauni. Tel n'était pas, tout à fait, le portrait physique de Félicité; je puis le dire, car il m'a été permis de voir, chez M. et Mme Gélis, un tableau où figure la jeune fille et un buste qui la représente.

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